Hello,
Pour aller dans le sens des réponses en dessus ou pas, il faut que tu te renseignes à fond sur toutes les méthodes qui existent pour brasser, et quand tu auras digéré le tout, te faire une idée de comment toi tu envisages le brassage pour t'équiper selon ton besoin et ton budget.
Il faut penser dans l'ordre : empâtage/filtration/ébullition/refroidissement/fermentation/embouteillage.
Si j'étais à ta place et autant pour des raisons pratiques, économiques ou écologiques, je partirais du stérilisateur de madame pour construire le setup. Je suis prêt à parier que celui-ci est loin d'être utilisé en 24/7 et qu'elle peut te le prêter un ou 2 jours dans un mois
En partant de celui-ci tu peux "rajouter" des éléments qui seront remplacés un par un si jamais ils tombent en panne ou si tu veux passer à plus gros :
La proposition - en mettant le stérilisateur sur une hauteur "intermédiaire" entre le sol et le plan de travail de la cuisine par exemple
- empâtage : stérilisateur avec un manteau isolant en tapis de mousse (type yoga) dans la version luxe
- chauffe de l'eau de filtration : comme pour ton kit sur la plaque à induction
- filtration : le stérilisateur est certainement doté d'un robinet - à voir pour le changer si il est un peu "faible" - et tu rajoutes un fond filtrant (dôme du commerce ou solutions proposées ci-dessous), un tuyau silicone pour transférer "doucement" dans un seau de GSB qui a l'avantage d'être compatibles avec le contact alimentaire (le PP permet d'aller à des températures relativement élevées sans relâcher d'indésirable) - possible également d'ajouter un sac BIAB (ou de remplacer le fond filtrant)
- ébullition : attention prévoir de "soulever le moût" sur le plan de travail pour le remettre dans le stérilisateur quand il a été vidé des drêches - toujours sans faire d'éclaboussures. Pour donner un coup de boost aux 1800 W du stérilisateur, une résistance "thermoplongeur" fera l'affaire (elle pourra aussi être utilisée pour monter plus rapidement en température l'eau d'empâtage)
- Refroidissement : l'étape n'est pas indispensable car on peut laisser refroidir le moût toute une nuit dans la cuve, mais c'est quand même beaucoup plus confortable de refroidir dans la foulée. Il faudra donc investir, plusieurs solutions en mode "bricolage" (en partant d'une couronne de cuivre) ou sur-étagère.
- Fermentation : les seaux de GSB en guise de fermenteur font très bien l'affaire à un prix imbattable et ensuite la solution inkbird+frigo+tapis/cordon chauffant fait très bien l'affaire (mais pas indispensable, du moins pour les 1er brassins)
- embouteillage : récupérer les bouteilles vides des copains, aller au V&B du coin pour récupérer les consignes, etc. et une capsuleuse sur pied
Ce qui nous fait investir/recycler/convertir dans :
- une table basse/gros tabouret/etc. pour créer le système gravitaire
- un fond filtrant (bricolé ou pas), et/ou sac BIAB
- une résistance thermoplongeante
- un système de refroidissement
- des seaux en plastique alimentaire (à équiper ou pas de robinet)
- une cane de soutirage si le fermenteur n'a pas de robinet (moi je préfère)
- la chambre de fermentation pas absolument obligatoire au début mais à envisager quand même
- la capsuleuse
- et les "petits" matériels habituels : densimètre, thermomètre, barboteur, fourquet, tube silicone pour les transferts, tige de remplissage, avvinatore, etc.
- il faudra aussi penser aux consommables : produits de nettoyage/stérilisation, les capsules, etc.
Dans cette configuration, le plus onéreux va être la résistance, le système de refroidissement et la capsuleuse, bien que ça reste abordable. Mais il ne faut pas négliger tous les "petits matériels" qui font les grands ruisseaux
Le setup peut évoluer en changeant de stérilisateur pour passer en plus gros, ou passer sur une cuve inox chauffée au gaz, ou en induction, ou encore rajouter une pompe pour les transferts, c'est modulable à foison !
Je suis convaincu qu'il vaut mieux partir "petit" en achetant du matériel de qualité, que de mettre "beaucoup" dans un matériel tout en un.
Je n'ai pas abordé le sujet du concasseur qui représente un petit billet mais pour commencer le malt peut être acheté concassé sur plusieurs sites bien connus. Et il faut concasser plusieurs dizaines de kilos pour que cela commence à être rentable par rapport au surcoût du malt concassé. C'est une charge qui peut être déplacée sur un second temps.
Enfin, la proposition s'écroule si le stérilisateur ne fait que 10L ... mais je pense qu'il fait plutôt 25l ce qui permet de mettre une vingtaine de litre en fermenteur
Edit après avoir vu l'annonce sur le boncoin : typiquement le moulin corona c'est pas top top, on n'a pas de photo de la capsuleuse (je mettrais un billet sur une capsuleuse de type "emily", et la cuve fait doublon avec le stérilisateur de madame 