La fermentationtout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

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Re: Question : fermentation secondaire

Message par jog_neuch »

314r a écrit :
jog_neuch a écrit : - How to brew de John Palmer : il propose de ne pas faire de fermentation secondaire : "In some styles, like Belgian Strong Ale, bottle conditioning and the resultant flavors are the hallmark of the style. These styles cannot be produced with the same flavors via kegging"
Sauf que là on ne parle pas de fermentation secondaire, mais de conditionnement.
C'est la même chose en anglais. Ci-dessous un lien :
http://www.howtobrew.com/section1/chapter8-2-3.html
jog_neuch
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par jog_neuch »

Comme je vois beaucoup de réactions, voici ce qu'on peut lire dans how to brew :

Image

http://www.howtobrew.com/section1/chapter8-5.html

Conditioning is a function of the yeast, therefore it is logical that the greater yeast mass in the fermentor is more effective at conditioning than the smaller amount of suspended yeast in the bottle. This is why I recommend that you give your beer more time in the fermentor before bottling. When you add the priming sugar and bottle your beer, the yeast go through the same three stages of fermentation as the main batch, including the production of byproducts. If the beer is bottled early, i.e. 1 week old, then that small amount of yeast in the bottle has to do the double task of conditioning the priming byproducts as well as those from the main ferment. You could very well end up with an off-flavored batch.
Do not be confused, I am not saying that bottle conditioning is bad, it is different. Studies have shown that priming and bottle conditioning is a very unique form of fermentation due to the oxygen present in the head space of the bottle. Additional fermentables have been added to the beer to produce the carbonation, and this results in very different ester profiles than those that are normally produced in the main fermentor.In some styles, like Belgian Strong Ale, bottle conditioning and the resultant flavors are the hallmark of the style. These styles cannot be produced with the same flavors via kegging.
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par 314r »

Alors tu te contredis : si c'est la même chose, il propose bien de faire une secondaire en bouteille.

Au début du chap 8.5 Palmer est en fait explicite sur le sens de conditioning : "Conditioning is a function of the yeast".
Rien à voir donc avec le conditionnement au sens "emballage" du terme.

Et donc il suggère de mettre en bouteille à 1 semaine dans ce cas. C'est joueur.

EDIT : voilà, on s'est croisé :)
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par jog_neuch »

L'hermine a écrit :Dans fermentation secondaire, y'a le terme fermentation. Donc si tu ne fais pas de fermentation secondaire ou alors que tu fais une une fermentation secondaire à 0 deg, tu te retrouve avec une fermentation incomplète et donc tes bouteilles exploseront...

A mon avis ils parlent de garde et non de fermentation secondaire
Et bien ils doivent en faire péter des bouteilles en Belgique... ;-)
(Extrait de brew like a monk)

Image
Image
Image

EDIT : les images doivent fonctionner maintenant...
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par jog_neuch »

314r a écrit :Alors tu te contredis : si c'est la même chose, il propose bien de faire une secondaire en bouteille.
Effectivement, je n'aurais pas du écrire "il propose de ne pas faire de fermentation secondaire" car il propose de la faire en bouteille.
314r a écrit :Au début du chap 8.5 Palmer est en fait explicite sur le sens de conditioning : "Conditioning is a function of the yeast".
C'est donc pour cela qu'il dit que cela change quelque chose. En effet, lors du transfert en bouteille, la majorité des levures est retirée. De plus, celles qui restent vont cesser leur activité de fermentation secondaire (plus difficile pour elles) et recommencer une primaire car elles ont de nouveau de l'oxygène (très peu) et du glucose.
314r a écrit :Rien à voir donc avec le conditionnement au sens "emballage" du terme.
Bottling
314r a écrit :Et donc il suggère de mettre en bouteille à 1 semaine dans ce cas. C'est joueur.
Voilà ! c'est ma question. Est-ce que quelqu'un a déjà fait ?
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par 314r »

Pour que ça fonctionne j'imagine qu'il faut que tu atteignes ta DF en 1 semaine, ou que tu saches exactement où tu en es dans ta fermentation pour en déduire la pression en bouteille une fois terminée. Dans les deux cas ça impose de parfaitement maîtriser ton installation, ton process qui doit être reproductible.

A notre niveau ça me semble compliqué, surtout quand tu vois des brasseurs expérimentés comme Villager allonger la durée de fermentation après plusieurs mauvaises surprises.

Dans les recettes que tu donnes à mon avis le terme "secondary fermentation" est abusif, à 0 ou -2°C il ne doit pas se passer grand chose comme le faisait remarquer l'Hermine, il s'agit je dirais d'une étape de clarification.

Mais ça c'est ma vision d'amateur, les connaissances de brasseurs plus calés seraient les bienvenues !
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par jog_neuch »

314r a écrit :Pour que ça fonctionne j'imagine qu'il faut que tu atteignes ta DF en 1 semaine, ou que tu saches exactement où tu en es dans ta fermentation pour en déduire la pression en bouteille une fois terminée. Dans les deux cas ça impose de parfaitement maîtriser ton installation, ton process qui doit être reproductible.
Ca ne me fait pas peur en soit. Lors de tous me derniers brassages, j'ai fait de longues "fermentations" secondaires car j'avais peur de ça. J'ai acheté un réfractomètre dont le gros intérêt est de permettre un grand nombre de prise de mesures. A chaque fois, j'ai atteint les indices de réfraction prévus au bout de quelques jours seulement. Cet indice ne varie ensuite plus du tout pendant toutes les semaines de "fermentation" secondaire / garde ???
314r a écrit :A notre niveau ça me semble compliqué, surtout quand tu vois des brasseurs expérimentés comme Villager allonger la durée de fermentation après plusieurs mauvaises surprises.
Je vais faire une recherche sur le forum, merci pour l'info :D
314r a écrit :Dans les recettes que tu donnes à mon avis le terme "secondary fermentation" est abusif, à 0 ou -2°C il ne doit pas se passer grand chose comme le faisait remarquer l'Hermine, il s'agit je dirais d'une étape de clarification.
Pour beaucoup de monde, le terme fermentation secondaire est abusif en soit. Il ne se produit aucune fermentation pendant cette phase (voir les premiers posts de ce thread)
314r a écrit :Mais ça c'est ma vision d'amateur, les connaissances de brasseurs plus calés seraient les bienvenues !
Oui s'il vous plaît.
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par L'hermine »

Je pense qu'il faut rester un peu cohérant avec les termes employés.

on lit souvent l'expression "faire une fermentation secondaire". Un tel dit faire une fermentation secondaire de 15jours, d'autres font soit disant des fermentations secondaires en bouteille, des recettes comme on voit plus haut propose des fermentations secondaires à 0 deg. Pour moi tout ceci n'a aucun sens.

Parler de fermentation secondaire c'est parler de phase de fermentation plus calme, ce n'est pas le brasseur qui décide réellement de quand cette phase aura lieu, ni combien de temps elle durera. Par contre il est sur que si on baisse la température à 0 deg pendant cette phase, elle n'aura pas lieu et si on transfert en bouteille au commencement de cette phase alors on risque l'explosion.

Maintenant pour qu'on puisse être d'accord il faudrait trouver le moment que l'on détermine avec précision où la fermentation passe d'une phase à une autre et là ça risque d'être un peu compliqué (le krausen qui disparait? ou bien...). Quoiqu'il en soit est ce vraiment important pour nous de savoir où se trouve le changement de phase? A t'on besoin de parler de fermentation secondaire? Je ne pense pas...

Alors peu être il serait tant de faire quelque chose pour suivre l'idée proposé par Penn-Mean y'a quelques jours et d'arrêter de parler de fermentation secondaire et tout simplement regroupé les deux phases et appelé le tout par.... je sais pas.... FERMENTATION par exemple :idea:. Et ceci me parait d'autant plus sensé si en plus la fermentation secondaire est considéré par certains comme une phase sans fermentation ( cette phase là a déjà un nom qui est "Garde" il me semble :? )
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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par Simon Roy »

Tiens... Je n'avais jamais vu ce topic ! :shock:

Je l'ai parcouru un peu rapidement depuis hier soir, mais voilà, j'ai lu deux-trois choses qui me paraissent étranges ou avec lesquelles je ne suis pas tout à fait d'accord. (mais je ne suis pas un spécialiste du sujet, ce n'est pas mon métier, et je n'ai aucune connaissance certifiée dans le domaine du brassage)
L'hermine a écrit : plus il y'a de levures, plus les levures sont en forme plus la refermentation en bouteille ira loin et plus la pression sera forte
Ça par exemple, je ne suis pas tout à fait d'accord à 100%. La "quantité" de fermentation est fonction de la quantité de sucres fermentiscibles, et non de la quantité de levure. Bien sûr, si elles sont plus nombreuses au départ cette fermentation se déroulera plus vite. (essayez de manger un gros paquet de frites à deux, vous y arriverez, sans problème, mais ça vous prendra plus de temps que si vous étiez à 5 dessus). Et oui, la santé des levures est probablement un facteur qui joue, mas des levures qui sortent de la "primaire" sont théoriquement encore assez en forme que pour continuer leur boulot pendant la "secondaire", me semble-t-il.
Une fois qu'elles ont mangé tout ce qu'elles sont capables de manger, elles s’arrêtent de bouffer et sédimentent dans le fond, ou meurent je ne sais pas exactement.
Enfin, ce n'est que mon avis, basé uniquement sur ma réflexion, et appuyée par aucune expérimentation de ma part.
L'hermine a écrit : plus l'aération au moment de l'embouteillage sera grande, plus les levures se multiplieront, plus elles feront du CO2, plus la fermentation sera complète, plus le dépot sera important et ce tout ce que ça entraine...
Pareillement, la quantité de CO2 produite est fonction de la quantité de sucres fermentiscibles essentiellement. L'aération va avoir un impact sur la multiplication des levures mais pas sur le métabolisme du sucre me semble-t-il. La quantité de levures présentes va avoir un impact sur la vitesse de la fermentation peut-être, mais pas sur la quantité de sucres qui seront métabolisés. (si vous vous attaquez à un méchoui, que vous soyez 2 ou 5, personne ne va manger la broche, parce que vous n'avez pas les moyens de la bouffer)

Je pense que si les grosses brasseries pasteurisent/filtrent/etc leurs bières, c'est aussi pour avoir un produit le plus limpide, le plus "propre" (sans dépôts quoi. "Hou qu'il est vilain , qu'il est laid ce dépôt dans la bouteille, ça donne pas envie de la boire" :D )
L'apport de levure fraîche n'est normalement pas indispensable dans les bières non pasteurisées/non filtrées/etc, parce qu'il y a assez de levures en suspension que pour permettre une refermentation en bouteille. D'ailleurs, dans ces grandes brasseries, la mise en bouteille se fait avec carbonatation forcée au CO2 et non pas avec l'idée d'une refermentation en bouteille il me semble. Me trompe-je ?

@ jog_neuch: à part pour des eisbock et e genre de type de bière, je n'ai jamais entendu parler de fermentation à moins de 0°C. (mais une fois de plus, e suis loin d'avoir une connaissance encyclopédique de ce qui se fait ou ne se fait pas !)
Parce que bien que la présence d'alcool dans la bière lui permet de geler moins vite, l'activité des levures à ces températures doit être quasi nulle, et il y a peut-être en plus un risque de lyser leurs paroi si cristallisation de l'eau il devait y avoir. (aucun argument pour ça, mais ça me semble plausible, vu que c'est valable pour les cellules végétales et animales.)
Je pense effectivement que ce sont les gardes qui se font à des températures très basses, mais je doute qu'ils passent sous la barre du 0, ou très peu. (0 ou -1 restant plausible je crois, bein qu'une fois de plus l'activité des levures doit être fortement réduite à ces températures.)

Pour tes histoires d'ester, je pense que la souche de levure est particulièrement importante. Si tu aimes bricoler et chipoter, tu pourrais essayer de faire une culture de fonds de bouteilles d'une bière que tu aimes pour son côté "esters" et de l'utiliser sur un brassin test.
Et probablement jouer sur la température de fermentation, de façon à maximiser cette production d'ester. (mais tout en restant dans une plage de températures acceptables, 30°C ça commence à faire très haut quand même pour nos bêbêtes, je trouve)

Puis faut pas toujours prendre tout ce qu'on trouve dans les bouquins au pied de la lettre. Rien ne dit que leurs informations sont exactes au départ, et une incompréhension, de leur part ou de la notre peut très vite arriver.

Personnellement, je ne jouerais pas le risque de la mise en bouteille alors que la fermentation ne semble pas avoir terminé son job et être stable. Je préfère laisser du temps aux bestioles pour qu'elles bouffent ce qu'elles peuvent avant de le mettre en bouteille avec une quantité de sucre contrôlée et "safe" que de prendre le risque de me dire qu'il reste encore assez de sucre dans la bière que pour qu'elles l'utilise pour la carbonatation, sans savoir "précisément" quelle quantité de sucre il reste dans la bière. C'est un coup à avoir des bouteilles qui pètent ça je crois.
Puis ça ne me semble que partiellement crédible, parce que pour faire ça, ça voudrait dire qu'on ne laisse pas le temps à la bière de "mûrir", et de développer tous ses arômes etc avant de la mettre en bouteille... Or une bière qui n'est pas "finie"/affinée correctement, c'est quand même pas terrible à boire... (enfin, c'est mon avis une fois de plus ça)

La fermentation à proprement parler, c'est la transformation de certains sucres en alcool et en CO2, et donc dans ce sens là il n'y a qu'"une" fermentation (à la limite on peut en compter une deuxième quand on remet du sucre lors de la mise en bouteille, parce que le processus reprend plus ou moins du début, mais ça c'est mon point de vue une fois de plus), mais beaucoup de gens ont l'air de mettre de ôté qu'il se passe d'autres choses pendant ce temps là, ce que j'appelle, probablement abusivement "affinage" (ce terme a surement une signification bien précise dans le monde de la zythologie, et je ne l'emploie du coup certainement pas de la bonne manière, mais ça me semble correspondre à l'idée que je tente de faire passer).

J'ai lu ce topic par intérêt théorique, car jusqu'à maintenant je n'ai jamais fait de transfert de cuve lors de mes (peu nombreuses) fermentations. Le principal avantage de ces transfert, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est d'évacuer les dépôts qui se sont créés lors de la première phase de fermentation, la phase la plus active, les dépôts de protéines ou autres qui resteraient du brassage, et les premières levures qui seraient mores. Et tout cela dans le but d'éviter les faux-goûts et particulièrement la si terrifiante autolyse des levures, redoutée par moult de brasseurs amateurs. Sauf que si j'ai bien compris, avec nos levures actuelles, si elles sont assez fraîches, en bonne santé (ce qui devrait être le cas si elles sont fraîches et n'ont pas subi de stress excessif genre balancée dans un moût à 30°C avec une densité initiale énorme, si elles ont été réhydratées avant, etc),... cette autolyse n'arriverait pas avant plusieurs mois en cuve. (ce qui est différent des brasseurs pro qui bossent dans des conditions différentes des nôtres, avec des pressions et des températures au centre des cuves autrement plus importantes que les nôtres, et les soumettrait dès lors à un risque accru de cette fameuse autolyse.)

Enfin, voilà, pour mon prochain brassin, ce que j'aimerais bien essayer comme "schéma" de fermentation, ce serait quelque chose du style 7-10 jours de "primaire" à environs 20°C, +- 2-2,5 semaines de "secondaire" à la même température (encore que n'étant pas persuadé de l'importance de ce transfert et de son intérêt, par rapport aux inconvénients des manipulations et autres risques, je ne suis pas certain de le faire ce transfert), puis quelques jours- semaine (probablement entre 5 et 7 jours, j'y réfléchi doucement et dois encore essayer de trouver des infos à ce sujet) entre 5 et 10°C, mais je ne sais pas encore comment car je n'ai pas de frigo régulé pour ça, et pas sûr que les caves à ma disposition descendent à ces températures là avant un moment, puis mise en bouteille avec du sucre porté à ébullition, refermentation en bouteille à 20°C, puis passage au frais quelques heures avant ouverture. Le mieux serait que je prenne mes densités, mais jusqu'à mainetnant je ne l'ai pas fait en raison des faibles volumes brassés. :oops:

Edit: grillé par L'hermine pendant que je pondais ma tartine. Nous sommes d'accord sur la plupart de ce que tu dis. (voire tout pour une fois peut-être)
La fermentation n'est pour moi qu'une seule réaction, me^me si elle passe par plusieurs phases.
Je propose, parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse pour commencer un moment:
Fermentation: réaction de transformation des sucres fermentiscibles en alcool et en CO2.
Celle-ci pouvant être séparée assez arbitrairement en
- primaire : première phase de fermentation, avant changement de cuve, où les levures sont très actives et lors de laquelle la majorité de la transformation a lieu.
- secondaire : phase qui débute quand le brasseur a décidé de faire son changement de cuve, et pendant laquelle se déroule encore la transformation des sucres, mais avec une cinétique bien moindre.

Maturation/affinage (je ne sais pas exactement où la placer): phase de repos de la bière pendant laquelle le côté gustatif et olfactif de la bière évolue. Peut (peut-être, je ne sais pas) avoir lieu après la mise en bouteille et la refermentation.

Garde au frais : lorsque la fermentation est terminée (densité stable sur plusieurs jours), et que le brasseur passe le brassin dans un lieu où la température est moins élevée. Cette phase ayant pour intérêt d'accélérer la sédimentation des particules et des levures dans la bière.

Refermentation en bouteille: période après la mise en bouteille pendant laquelle du sucre a été rajouté à la bière pour permettre la carbonatation de celle-ci. (je ne rentrerai pas das la possibilité de faire ça avant la fin de la fermentation pour bénéficier des sucres encore présents dans la bière pour jouer ce rôle, je ne suis pas tout à fait à l'aise avec cette idée, car difficile de savoir précisément la quantité de sucres encore fermentiscibles dans la bière à un moment donné de la fermentation, et que je ne tiens pas à encourager le développement d'armes de bierstruction massive artisanales)
Dernière modification par Simon Roy le 06 août 2014 10:33, modifié 3 fois.
Comme quoi on peut vite avoir beaucoup de posts sur un forum, sans toujours être quelqu'un qui maîtrise le sujet. nda: vérifiez tout ce que je dis avant de l'appliquer. ;)

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Re: tout sur la fermentation secondaire [sujet unique]

Message par L'hermine »

Simon Roy a écrit :
L'hermine a écrit : plus il y'a de levures, plus les levures sont en forme plus la refermentation en bouteille ira loin et plus la pression sera forte
Ça par exemple, je ne suis pas tout à fait d'accord à 100%. La "quantité" de fermentation est fonction de la quantité de sucres fermentiscibles, et non de la quantité de levure. Bien sûr, si elles sont plus nombreuses au départ cette fermentation se déroulera plus vite. (essayez de manger un gros paquet de frites à deux, vous y arriverez, sans problème, mais ça vous prendra plus de temps que si vous étiez à 5 dessus). Et oui, la santé des levures est probablement un facteur qui joue, mas des levures qui sortent de la "primaire" sont théoriquement encore assez en forme que pour continuer leur boulot pendant la "secondaire", me semble-t-il.
Une fois qu'elles ont mangé tout ce qu'elles sont capables de manger, elles s’arrêtent de bouffer et sédimentent dans le fond, ou meurent je ne sais pas exactement.
Enfin, ce n'est que mon avis, basé uniquement sur ma réflexion, et appuyée par aucune expérimentation de ma part.
Je pensais comme toi à une époque et certaines expériences tendent à montrer que ce n'est pas aussi simple que cela. Il y'avait une idée sur l'explication à cela qui avait été proposé par un membre (Benboum je crois), il l'expliquera surement mieux que moi....
Simon Roy a écrit :L'hermine a écrit:
plus l'aération au moment de l'embouteillage sera grande, plus les levures se multiplieront, plus elles feront du CO2, plus la fermentation sera complète, plus le dépot sera important et ce tout ce que ça entraine...

Pareillement, la quantité de CO2 produite est fonction de la quantité de sucres fermentiscibles essentiellement. L'aération va avoir un impact sur la multiplication des levures mais pas sur le métabolisme du sucre me semble-t-il. La quantité de levures présentes va avoir un impact sur la vitesse de la fermentation peut-être, mais pas sur la quantité de sucres qui seront métabolisés. (si vous vous attaquez à un méchoui, que vous soyez 2 ou 5, personne ne va manger la broche, parce que vous n'avez pas les moyens de la bouffer)
Il me semble que la phase où les levures consomment l'oxygène produit du CO2, la bouteille étant fermé, ce CO2 s'ajoute à celui produit en consommant le sucre.
Simon Roy a écrit :Je pense que si les grosses brasseries pasteurisent/filtrent/etc leurs bières, c'est aussi pour avoir un produit le plus limpide, le plus "propre" (sans dépôts quoi. "Hou qu'il est vilain , qu'il est laid ce dépôt dans la bouteille, ça donne pas envie de la boire" )
L'apport de levure fraîche n'est normalement pas indispensable dans les bières non pasteurisées/non filtrées/etc, parce qu'il y a assez de levures en suspension que pour permettre une refermentation en bouteille. D'ailleurs, dans ces grandes brasseries, la mise en bouteille se fait avec carbonatation forcée au CO2 et non pas avec l'idée d'une refermentation en bouteille il me semble. Me trompe-je ?
Je faisais allusion à des brasseries qui pratiquent la refermentation en bouteille: filtration des levures avant embouteillage, puis ajout de nouvelles levures + sucre pour l'embouteillage