marti a écrit :1-2°C ce n'est pas une garde, c'est un clarification ..
la secondaire est faite pour la maturation de la bière.
qui dit maturation, dit travail de la levure.
Euuuuh, 'scusez votre honneur, mais objection ! Et les fermentations basses ? Et les Altbier, Kölsch et Weizen ?
Une levure de fermentation basse, à 1-2°C, travaille sans inconvénient majeur, à part très lentement (et pas mal de levures de fermentation haute peuvent aussi le faire, cf plus bas). C'est d'ailleurs de là que vient le teme "Lagerbier" pour les fermentations basses, du fait que ce sont des bières qui ont subi une garde, à l'origine dans des cavernes creusées au pied des Alpes bavaroises et bien dotées en glace, à des températures proches de zéro...
Une pils digne de ce nom devrait avoir deux mois de garde à ce genre de température derrière elle, des choses comme des doppelbocks ont vite 8 ou 9 mois de garde à froid.
Et c'est bel et bien une garde, pas une simple clarification. Certes, il y a évacuation d'indésirables, précipitation de choses diverses en suspension, mais il y a aussi production de gaz carbonique permettant une prise de mousse naturelle dans la cuve de garde (typiquement les citernes cylindriques horizontales), donc il y a bel et bien une fermentation qui se poursuit, même à ces températures-là, juste un peu plus lente...
En outre, on peut très bien avoir une fermentation primaire en haute assortie d'une longue garde à froid, les Kölsch et Altbier rhénanes, ainsi que l'essentiel des Weizen bavaroises (et autres) sont faites selon ce genre de processus. Donc au moins ces levures-là supportent très bien de passer à presque zéro degrés après une primaire à température ambiante.
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)