Je suis de retour pour une nouvelle bière aux champignons inspirée par une recette qu'on ma généreusement partagé. C'est pour des trompettes, comme j'ai envie de voir ce que ça donne j'ai décidé de commencer par faire une recette testé et approuvé pour me faire une idée de ce que je peux en faire.
Ici ça sera donc une Milkstout, ou Sweetstout selon le BJCP, j'ai mis la fiche recette sur littlebock(
https://www.littlebock.fr/recettes-bier ... pour-boire), mais pour celles et ceux qui veulent rester ici au chaud voilà un recap, mais disclaimer, c'est la deuxième stout que je brasse, donc je n'ai pas trop la maîtrise sur les dosages de malts torréfiés.
Pour 50L en fermenteur :
5kg de Maris Otter
5kg de Munich
1kg de Froment
1kg de Chocolate (Blé torréfié) (1100 EBC)
500g de Crystal (150 EBC)
500g de Lactose
Niveau houblon juste du Barbe Rouge, j'avais très envie de l'essayer, mais peut être que d'ici ce weekend je me déciderais à le garder pour une bière plus orientée sur les aromatiques du houblons je sais pas trop, l'autre option c'est le Rakau pour des notes abricot que j'avais en tête avec la trompette :
40g 60min
30g 30min
30g Hors-flamme
J'ai prévu de fermenter avec la Nottingham.

Pour l'ajout des trompettes (peut être la seule partie en laquelle j'ai confiance)

:
70g séchées sur fil*, ajout en dry-muschrooming après la primaire, réhydratées dans l'eau bouillante (on laisse juste le temps de pasteuriser, je veux pas cuire ou faire s'évaporer tout le kiff concentré dedans).
*Aparté sur le sechage des trompette : c'est un champignon très facile à sécher, j'ai l'intuition qu'un séchage sur fil (moins violent que dans un four à 40°C porte entre-ouverte) préserve mieux les aromes. En tout cas, y'a pas trop de mal à les faire sécher pour les garder à l'abri pendant un bon moment. Ma technique c'est de les enfiler sur un fil de cuisine suspendu dans la maison à un endroit pas débile (la salle de bain c'est débile par exemple) et ensuite on attends quelques jours et c'est bon. En bonus, on embaume le palace avec les profondes senteures forestières, et on a une super déco pour Noël.
Je mettrais la recette brassée sur mon journal, si jamais il y'a des détails important lié à la journée de brassage.
Sinon pour la saison à la pholiote du peuplier je l'ai mise en bouteille y'a une semaine, j'ai fini avec une DF à 1.003, et après embouteillage un ABV d'environ 6.8% donc ça va taper un peu (je fais rarement des bières aussi fortes). J'ai fini avec 28L embouteillé et j'ai bien l'intention de faire vieillir une partie pour voir comment ça évolue. En tout cas l'odeur était plutôt prometteuse, même si je n'ai pas identifié la douce noisette de la pholiote (il aurait sûrement fallu faire un ajout en fermentation pour ça, mais je voulais voir ce que des champignons à l'ébullition pouvait donner).
Je l'ai embouteillé avec mon matos plastique qu'a servi à mettre en bouteille ma göse rhubarbe fermentée sauvagement (qui d'ailleurs à la première dégustation de groupe a été qualifié de tarte à la rhurbarbe malgrès un sur-dosage de sel un peu challengeant). J'ai un peu pris la conf avec ma "basse" densité (je sais, il suffit de quelques points de densité de trop pour que ça soit vraiment trop) mais en même temps, les saisons c'est des dures à cuire aussi, et j'étais déjà lancé dans le business quand j'ai compris mon move, du coup j'ai décidé que j'allais m'approprier cette erreur, j'ai un cellier dans mon immeuble où ça peut exploser sans tuer personne de toute manière ...
Voilà pour les nouvelles, j'ai trouvé une super espèce en forêt, la chanterelle cendrée, elle sent divinement bon en plus d'être magnifique et j'ai compris que c'est elle qui me fallait pour ma Neipabricot (enfaite Ryeipabricot, j'aime bien l'idée d'avoir plein de protéine pour faire une texture veloutée). Malheureusement c'est beaucoup moins facile à dégotter que les trompettes, donc c'est pas pour demain la veille que je pourrais tester. Ceci dit, les Lactaires m'ont tapé dans l'oeil aussi, et donc je vais réfléchir pour la saison prochaine. En tout cas j'ai cueilli assez de trompettes pour tester 6/7 brassins, voire plus si je réduis le volume à 30L pour les expériences, et donc ça va me laisser le temps de comprendre un peu les différents aspects de leur usages envisageables dans le brassage. Si vous arrivez sur ce topic en 2026 du coup ---> allez lire la dernière page y'aura probablement un résumé plus utile
Désolé, c'est très loin d'un process impeccable comme j'aimerais produire, j'en suis encore à mettre en place mes automatismes pour gérer ma cuve et là je vais justement la tester pour la première fois sur un "plein volume" et inaugurer au passage le fermzilla que j'ai acheté sur Leboncoin (coucou Clem si tu me lis). Ceci dit, vous pouvez compter sur moi pour venir avec d'autres idées

, mon espoir en continuant de poster sur ce topic c'est de motiver d'autres urlu-berlu.es pour se lancer dans l'aventure de la bière aux champignons, mais avec des techniques aguéries

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