Ne pratiquant pas le brassage automatisé, je vais laisser d'autres te répondre. Ils sont nombreux !
Par contre on va reprendre si tu veux bien un peu le vocabulaire et de process. Car à la lecture de tes différents topics il y a là AMHA un sujet d'incompréhension. Je vais un peu simplifier et laisser de coté certaines subtilités que tu apprendras plus tard. On a beau dire cuve "all-in-one", c'est un peu réducteur tout de même
Donc, en brassage, il y a plusieurs cuves :
- La cuve d'empâtage : elle te permet de transformer l'amidon de tes grains en sucre sous l'effet cumulé de la température et des enzymes contenues dans le grains. Selon la température, tu favorises certaines enzymes et pas d'autres, ce qui te permet de jouer sur le ratio entre les sucres fermentescibles et ceux qui ne le sont pas. Généralement munie d'un filtre pour récupérer le moût. Dans une all-in-one (AIO), la cuve est munie d'une moyen de chauffage intégré et régulé pour te faciliter le job, c'est le panier à malt qui fait office de filtre, et certaines ont aussi une pompe pour "brasser" à la place du brasseur.
- La cuve d'ébullition : une fois ton grain converti en jus sucré, il faut le faire bouillir, et y ajouter les houblons.
Dans une AIO, c'est la même cuve que la première (une fois le panier à malt retiré)
- Entre ces deux là tu peux aussi ajouter (optionnellement)
une cuve "eau chaude", pour rincer un peu les grains une fois que le panier à malt est mis à égoutter. Mais vu le faible volume necéssaire pour rincer avec une AOI, je suis certain que tu as une casserole et/ou de l'eau chaude au robinet
- Ensuite, une fois l'ébu terminée, tu refroidis ton moût. Soit avec un serpentin que tu plonges dans le moût, soit en utilisant un échangeur. Le serpentin te permet de refroidir dans la cuve ébu ou dans le fermenteur. Si tu refroidis dans la cuve, tu peux y laisser tout le trub en plus des débris de houblons. Si tu refroidis dans le fermenteur, toute la cassure à froid suit le moût (comme avec un échangeur). L'échangeur te permet de consommer un peu moins d'eau. Moins tu feras passer de débris à chaque étape, moins ta bière sera clean au final. Le moût froid fini dans
un fermenteur (désinfecté). Tu mets ta levure, tu fermes,tu mets un barboteur si tu veux et tu laisses tout ça vivre sa vie le temps nécessaire.
Problème : la fermentation dégage un peu de chaleur. Sur 10 litres c'est quasi négligeable. Sur 20 à 50 litres, on commence à sentir une différence car on arrive vite à un moût à une température supérieure de 4°C à la T° ambiante. Au delà de 50/100 litres, il faut envisager soit de répartir le moût en une multitude de fermenteurs, soit adopter une solution de refroidissement.
Tu seras dans le cas 20/50 litres. La solution la plus simple pour refroidir ton fermenteur t'a été donnée : un frigo + un régulateur (qui peut être un simple thermostat si tu es un peu bricoleur). Avec ça tu peux faire Ale et Lager. Il est TRES RARE pour un débutant, avec un peu d'organisation, d'avoir besoin de chauffer ses fermenteurs pour ces 2 types de levures. Mais il y a la solution économique par excellence (valables avec les Ales) car le frigo n'est même pas obligatoire : j'ai commencé avec des fermenteurs de type "seaux de nappage chocolat", récupérés cher mon boulanger, de 14 litres (j'y mettais 10 à 12 litres), que je gardais dans mon cellier.
Reste le cas des Kveiks, ou des levures qui aiment la chaleur. Plusieurs solutions :
- refroidir moins, pitcher, puis envelopper le fermenteur dans une couette ou un tapis isolant (la fermentation, rapide et vigoureuse, assure le maintien en température)
- coller un tapis de terrarium + une tapis isolant + un régulateur sur la paroi du fermenteur
PS : ici on aime bien les ours. On a tous un peu le profil... surtout devant le miroir
