J'ai pu lire que tu as une cinquantaine de pieds pour une petite production perso, c'est pas mal déjà pour commencer à s'amuser
Je ne suis pas bien sûr que tu ais pris le temps de lire les 220 pages du sujet pour "rebondir" sur ce que tu aurais pu lire mais soit
Si je dis cela c'est que ce n'est pas toujours évident de faire comprendre qu'on peut être multi-cartes, brasseur et excellent jardinier par exemple
Alors le houblon comme toute plante a des besoins, et pour sa survie elle tentera de les combler. Seulement voilà nous n'avons pas tous les mêmes richesses de sol, sinon il n'y aurait pas autant de pigeonniers en Dordogne... D'ailleurs ce n'est pas parceque l'on met du fumier que l'on surfertilise, simplement quelquefois on fertilise... Par chez moi les terres ont été fortement épuisées à coup d'engrais, de pesticides et de culture intensive.- plante peu exigeante en sol (pas en pot) donc la laisser aller chercher les minéraux et l'eau dans le sol sans nécessairement la surfertiliser. Le fumier ou compost est à déconseiller dans le trou lors de la plantation pour éviter de brûler le rhizome qui a forcément été coupé...Vous pouvez en mélanger un peu (quelques boulettes) à votre sol.
Si tu pars de zéro en nutriments avec du houblon... bon courage tant pour la production que pour l'avenir car si il n'a pas tant de besoins que cela (ça reste à justifier), il épuise un sol assez rapidement. Donc un amendement peut rester judicieux, nul ne t'a dit ici qu'il abusait. Tiens d'ailleurs, lisier, fumier de poule, de cheval ? Guano ? Aller rassure-toi, tontes de pelouses en première intension, la terre dans laquelle je viens de planter à été laissée au repos quelques années, elle était pleine de lombrics et bien riche je suis tranquille pour 3 ans environ.
A ce propos une plante en pot aura les mêmes besoins en fait, c'est juste qu'elle se retrouve plus vite à court, elle ne peut pas étendre ses racines pour aller chercher ce qu'il faut...
Mettre du fumier dans le poquet ne viendrait à l'idée de personne ici j'espère bien. Un terrain ça se prépare avant la plantation donc un épandage en amont le temps de mélanger les matières sera préférable à une diffusion de "boulettes".
Je comprends l'idée en mode "asperges" (ce qui n'est donc pas incohérent), par ici on butte tout, question d'irrigation, on manque d'eau. Par contre pas sûr que tu arrives pour autant à retrouver des traçants...Quant aux dépenses d'énergie inutiles au printemps je suppose que tu laisse entendre que tu rabats les rejets... d'où ta quête- buter, buter, buter ; le rhizome trace énormément en terre et loin du point de plantation du coup le plant dépenser de l'énergie au printemps qui ne sert à rien. Il est difficile de retrouver les rejets souterrains à 10 cm de profondeur donc planter votre rhizome en hauteur dans une butte de 10 cm de haut à 5cm du sol.
Alors tu le remarqueras le brasseur amateur (pas en 10 HL hein ?) se contente souvent des petits espaces dont il dispose et donc de ses contraintes (Women Acceptation Factor inclus). Comme une plante il s'adapte et cherche le meilleur compromis entre la taille et la production alors tu verras pas mal d'ingéniosité. Pour ceux qui commencent quelquepart le jardinage en même temps, je peux te garantir que la production même minime leur permettant un brassin ou deux les comble déjà et que au final il y a de très bonnes surprises de production au travers de cette ingéniosité.- éviter le "cul entre 2 chaises" soit vous utilisez des perches (6 à 8 m) avec 3 lianes soit vous le laissez à 2m et vous laissez davantage de jets pousser. 3 lianes de 4m me semble inefficaces en terme de production.
Là encore il faut mesurer les choses, un pied de cascade sur le mur du fond ce n'est pas une houblonnière de 50 pieds.
Et pourtant ON PEUT !- le séchage : on NE DOIT PAS le laisser sécher naturellement en plusieurs jours pour pleins de raisons
Tout dépend du lieu, de la ventilation et de la température, ici dans le noir en plein mois de septembre tu perds tes 80% d'eau en même pas 24h et oui
Plusieurs jours c'est comme "un certain temps", il faut doser... De tout temps il y a eu du séchage naturel sur clayette et il en existe encore.
J'avais bien cru remarquer cela, dés les premiers mots en fait, c'est marrant hein ?-conservation : 1 règle et 1 seule (j'aime bien qu'il n'y ait pas de débat possible...)
Avec toutes les fortes têtes du coin tu auras du mal à ce qu'il n'y ait pas de débat, la preuve, tout est toujours discutable et nous sommes nombreux à aimer discuter
Ah bah là oui pas de débat, je te rejoins et c'est ma pratique mais c'est aussi celle de beaucoup de brassams alors tout va bien.On sèche (c'est fini à 1/5 du poids de départ) puis on met sous vide tout de suite après et on congèle rapidement. La mise sous vide sans congélation a une durée de conservation correcte pour les caractéristiques organoleptiques (je dirais 4 mois au frais) mais ne permet pas de conserver les résines de manière efficace.
Merci dans tous les cas c'est toujours intéressant et au moins cela fait des petites mises au point et une remontée de sujet pour la vague de plantation printanière que certain(e)s auront choisie.
J'attends quelques photos de ta houblonnière mais je crois que je te l'avais déjà dit




