Tu fais pas rentrer le froid pas le bas et ressortir le chaud par le haut (mécanique des fluides)?
Non. Le but étant de refroidir, on attaque le point le plus chaud en premier (plus ou moins le même principe qu'un refroidisseur contre-courant). Outre une meilleure perf thermique, ce montage permet d'avoir une température plus homogène dans le fermenteur (sinon, ce serait potentiellement avec un gradient important entre la base et le sommet)
du coup il va manquer les pompinettes ? on est d'accord ? Et du coup la pompe est allumée en permanence mais l'electrovanne laisse passer le flux en fonction de la consigne ? c'est bien ça ? En le lisant ça me parait trés louche
cf schéma
principe3.jpg
Ta pompe pousse en permanence. Aucune régulation, c'est du pleine balle (avec un thermique avant, faut pas trop déconner non plus

)
Ton groupe de production de froid se régule tout seul. Tu lui fixes par exemple -10°C, il se démerde et accessoirement il s'en cogne que tu ais 1 ou 10 fermenteurs derrière. Ce n'est pas son problème (qui se résume basiquement à faire du froid)
Tes régulateurs (ton premier post) vont piloter les EV (les 2 triangles avec le rond "M"). Le M c'est le moteur. Tes EV se fichent pas mal de ta prod de froid. Leur boulot c'est de s'ouvrir si le fermenteur à chaud, et de rester ouvertes tant que c'est le cas.
Dans ce type d'install ultra basique, viendra le moment où toutes les EV seront fermées. Le circulateur/pompe va alors "pousser dans un mur". Espérance de vie de l'animal : quelques heures à quelques jours. D'où l'utilité, en bout de circuit, d'une soupape à pression différentielle réglable. Elle permet de maintenir un débit de retour minimal (le Kv) qu'il faudra calculer.
La ligne retour fait "aller-retour" : c'est le principe de tickelmann. Quelque soit le circuit qui sera utilisé, la distance de tuyauterie sera rigoureusement la même, donc les pertes d charges aussi. Donc le réfrigérant ne privilégiera pas plus un circuit que l'autre (les fluides sont des faignasses et prennent toujours le trajet le plus facile. Teste avec l'électricité : toujours plus facile de repartir par les orteils de l'imprudent que par le câble).
Circuit fermé : en chauffage c'est la même chose. Cela n'interdit pas une mise à l'air. On fait le distingo entre circuit fermé pressurisé (chaufferie classique, avec un vase d'expansion fermé et des manomètres) et un circuit fermé non pressurisé (cas des chaudières à bois par exemple, avec un vase d'expansion ouvert au plus haut de l'installation et des hydromètres en bas de circuit qui mesurent la hauteur manométrique). Les solutions non pressurisées sont utilisés quand il y a un risque d'emballement et de mise en ébullition du caloporteur : aucun circuit pressurisé n'y résisterait, la soupape cracherait en permanence, et si tu as le "bonheur" d'avoir un remplissage automatique c'est les grandes eaux de Versailles dans ta chaufferie (en moins joli et vachement plus crade).
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