Le processus est assimilable en très peu de temps avec un bon guide
La prise en main d'une installation de ce type est en effet à la porté de tout le monde et ça ne demande pas forcément plus de 2 brassins je suis encore d'accord.
Donc oui de ce coté là y'a pas trop à s'inquiéter
Je trouve cette affirmation très hasardeuse, car n'ayant pas eu a faire ces recherches, mauvaises expériences etc ils ne peuvent pas véritablement se rendre compte de la chose. Mais ça ne me parait pas être impossible, loin de là. Alors Ok. Peu être que toi de ton expérience et avec un suivi de certains de tes stagières tu pourrais évaluer cet ordre de grandeur et je pense que ce serait très intéressant de le connaitre pour justement pouvoir faire une estimation grossière de l'apport de ton stage sur ce plan.olivierpicard a écrit :Lors du bilan de fin de stage, les participants estiment avoir gagné un an de recherches, de tests et de galères (et ce n'est pas moi qui le dit !).
En effet chacun vise une ou plusieurs clientèle suivant sa situation et ce à quoi il veut aboutir, c'est là qu'intervient le besoin de temps pour justement élaborer le produit ad-hoc . Ok on peut réussir du premier coup à faire quelque chose d'excellent, on appel ça la chance du débutant, alors admettons il a réussi à faire une bière correct. En fera t'il une deuxième aussi réussi dans un autre style si le besoin le demande? Tu te retrouve confronté à des probabilités qui malheureusement ne sont pas toujours de ton coté. Un houblon mal choisi sur une bière au sirop d'érable, ou à la coriandre ou je ne sais quoi et là tu te retrouve avec un coté désagréable en bouche et qui peut se boire les jours de disette avec l'aide de quelque copain bien sympa, mais en règle général c'est pas vendable donc tu peux pas te le permettre sur une grosse installation. Tu peux toujours avoir une petite installe à coté pour faire les tests, forte heureusement mais faut déjà avoir quelque chose pour faire tournée la grosse installation et vendre. Donc suivant l'objectif que tu as il te faut déjà un produit qui correspond à ça et avoir le temps à coté pour continuer à tester autre chose. Ce produit on peut difficilement considérer qu'il soit vraiment le bon même avec un coup de chance, faut essayer à coté de le faire évoluer. Suivant tes ambitions, on vit dans une société qui n'offre pas souvent ou du moins difficilement de seconde chance, alors vaut mieux bien jouer son coup.olivierpicard a écrit :La plupart des bières étudiées sont goûtées. Ensuite les recettes sont élaborées grâce à Beersmith2. Chaque stagiaire conçoit donc sa propre bière en fonction de ce qu'il a appris et goûté, de la clientèle qu'il vise et de son mode de fonctionnement (saisonnier, permanent, activités multiples p.e. maraîchage ou vente de crêpes en paillotte sur la plage, etc...). A titre d'exemple, la première bière faite par deux stagiaires alsaciennes (bière de Noël) était parfaite, de même qu'une IPA brassée par un stagiaire Normand. Preuve qu'avec un matériel simple et un logiciel très performant (et une bonne formation ! )on peut très vite arriver à un produit de qualité, voire même du premier coup.
Tout ça ce ne sont que des généralités, chaque cas est particulier et dans certains cas on peut ne pas se soucier de produit vraiment abouti pour de multiple raison ce qui en effet permet un lancement plus rapide. Mais je ne voudrais pas que des gens puissent s'imaginer qu'après une formation comme celle que tu décrits, ils vont dans l'année qui suit poser leur enseigne et proposé une gamme de produit abouti.
Je pense qu'on est d'accord sur le fond et qu'on ne peut que l'être. Personnellement si je pouvais me donner encore 2 ans avant de me lancer je le ferai, c'est mon coté perfectionniste certainement qui parle, je ne me sent pas encore satisfait de ce que je fais et ça évoluera par la suite, mais bon on ne peut pas toujours attendre le moment idéal et heureusement pour moi j'ai la chance de viser une clientèle peu exigente, sinon je ne le ferai pas. Un produit de qualité c'est avant tout pour soi qu'on le fait, c'est une manière de respecter son travail. Je conçois que tous les brasseurs ne partagent pas forcement cette vision...

