le_ben_57 a écrit :Bonjour,
tout dépend de la bière qu'on veux faire... pour une pils une eau peu minéralisée, adoucie pourquoi pas ou d'origine granitique evian etc (très douce au goût) pour une bière plus typée, belge etc une eau calcaire convient bien.
Attention, là, il y a deux types de dureté, qui ont des effets différents en matière de brassage.
On parle de dureté semi-permanente dans le cas du "calcaire" / des carbonates de calcium.
Les carbonates précipitent à l'ébullition, laissant un dépôt sur les cuves et les corps de chauffe... mais du coup il est encore là lors de l'empâtage, mais plus qu'en partie lorsqu'on houblonne après 45 à 90 minutes d'ébullition du moût.
Il y aura donc en théorie, si on ne fait pas bouillir son eau préalablement, une tendance à avoir les tanins du malt qui ressortent si on ne fait pas attention, mais une amertume de houblon pas trop agressive.
On parle de dureté permanente quand on a des sulfates de calcium, comme à Burton-on-Trent berceau des pales ales / bitters / IPAs anglaises.
Les sulfates de précipitent pas à l'ébullition, ne déposent sont pratiquement pas sur l'équipement, mais font ressortir l'amertume, en particulier du houblon, de manière assez agressive, donnant la finale baffeuse, le "hop smack" (la baffe houblonnée) caractéristique des bières anglaises.
Dans certaines conditions, les sulfates peuvent, après fermentation, donner des composés sulfurés détectables au nez, de manière assez fugace. Ce que les Britanniques appellent "Burton snatch". On pouvait la détecter dans la Bass ou dans la Marston's Pedigree en cask il y a encore quelques années, mais ça s'est un peu perdu.
Face à une analyse d'eau, il faut donc regarder la dose de carbonates et la dose de sulfates pour se faire une idée des caractéristiques de brassage de cette eau.
Santé !
Laurent
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