fred57450 a écrit :Il faut laisser l'église au milieu du village. Si Kronenbourg et d'autres brasseries n'était pas là , il n'y aurai plus de bistrots en France. Qui va investir des millions d'euros pour financer les points de ventes, les banques, l'état, ???, laissez moi rire.
Financer ? Oui, enfin, c'est pas de la philanthropie, ce financement est largement récupéré dans les années qui suivent... parce qu'il est lié à une exclusivité au moins sur la bière pression, parfois sur la bière bouteille aussi, qui permet de verrouiller le marché. Et est parfaitement toxique en terme de saine concurrence, de diversité et de choix laissé au consommateur.
Du coup, pour accéder aux points de vente dans l'HoReCa, les micros doivent absolument faire de la bouteille, ce qui est très coûteux en main d’œuvre, surtout en mode artisanal, par rapport à la vente en fût...
fred57450 a écrit :Kronenbourg brasse 7 Mhl par an, tous les gens du forum n'en brasse pas 500 khl , donc il y a de la place pour les gros comme pour les petits. (...)
ça dit être parce qu^'il y a de la place pour les gros comme pour les petits que sur des festivals comme les Interceltiques de Lorient, Carlsberg France a fait jouer le poids de son sponsoring pour forcer un "nettoyage" du site de tous les bars qui vendaient autre chose que de la Kro. Les organisateurs de Bierzhistans, là, ne sont pas dans l'attaque gratuite, c'est une réaction de défense contre des méthodes commerciales visant à les marginaliser.
fred57450 a écrit :Moi je ne trouve pas sympa de cracher sur une brasserie. Lorsque l'on aime le patrimoine brassicole on aime les petites brasseries comme les grandes.
Oui, les brasseries. Celles où ce sont encore des brasseurs qui décident. Celles où ce sont les commerciaux qui décident, adoptent des procédés douteux genre fermentation à haute densité (parce que "de toute manière les clients n'y verront rien") pour maximiser le profit à court terme au mépris du produit comme du consommateur, j'ai un peu plus de peine...
fred57450 a écrit :Les parts de marché de la bière se cassent la gueule depuis une 10 ene d'années en france et les pico et micro brasseries ouvrent par dizaine, (...).
Je nuancerais: les parts de marché de la lager blonde de masse s'écrasent, celles des spécialités, des brasseries régionales et des micros progressent doucement, mais régulièrement. Sauf que globalement cette hausse ne compense pas les pertes des lagers de masse en tonnage pur.
Mais il serait intéressant d'avoir les chiffres exprimés en valeur globale du marché de la bière, les spécialités, bières de régionales et de micros se vendant plus cher... parce qu'après tout c'est bien la masse monétaire qui circule qui est déterminante pour le revenu de la branche et les emplois, non ?
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)