Première floraison l'an dernier avec l'implantation de femelles à proximité






Si tu boutures j'en veux bien (s il y a une bouture de femelle pour le motiver je suis encore plus intéressé. )Volcanoman a écrit :J'ai un très vieux plant mâle chez moi, je peux éventuellement bouturer


Donc il faudra déjà attendre 2-3 avant de savoir si le plant est capable de produire des cônes, puis encore autant pour savoir si le profil aromatique est intéressant. Je sais que les brasseurs sont des gens patients, mais il va falloir le prouver !faites une petite recherche sur BYO avec les termes "New Hop Varieties" (sujet récurrent dans cette revue).
On y voit que, pour sortir une nouvelle variété :
on réalise des croisements, puis on collecte les graines
on fait pousser les graines (10 à 50% de pertes)
si un plant lève, on lui fiche la paix pendant 2 ans.
à ce stade, on a perdu 60 à 90% des plants : maladies, parasites, plante non viable (mâles, bien que certains soient conservés), etc. Les survivants sont évalués sur leur productivité.
les plans restants sont ensuite évalués pendant en moyenne 2 à 3 ans, pour qu'ils atteignent leur pleine maturité. Leur qualité en terme d'arômes, d'amertume et de rendement sont là encore déterminant. Il n'y a pas plus d'un plant sur 5 à 10 qui passe à la phase suivante.
L'avant-dernière phase, c'est une division du rhizome, avec une culture test. Les cônes produits sont "évalués" par des brasseries (certaines ont des contrats par lesquels elles s'engagent à acheter, tous les ans, une certaine quantité de houblon "expérimentaux". Sierra Nevada et Brewdog en font partie je crois). Si les brasseries disent : "y'a du potentiel", alors on passe à la vraie culture. Sinon, "couic le canari".
La durée totale du processus est d'environ 10 ans. Et encore, à ce stade, il faut qu'une fée se soit penchée sur le berceau de la brasserie pour espérer en mettre dans sa bière. Ce n'est parfois qu'après plus de 15 ans que les brassams commencent à toucher, parcimonieusement, à ces cônes. Et plus il y a de brasseries qui en demandent, plus le brassam recule dans la chaine alimentaire.
Pour avoir UNE variété exploitable, d'après le responsable de Yakima, il faut tester entre 30000 et 50000 hybrides (parfois/souvent déjà issus de croisements antérieurs).
J avoue que c est folklo... mais je joue à ça avec les pêches.tof02 a écrit :C"est plutôt folklorique vos croisement! j'aime bien l'esprit, mais la forme! franchement? vous êtes sérieux? je ne voudrais pas être négatif, mais essayez de croiser des radis , avant de faire de même sur du houblon![]()
j'ai franchement des doutes
On peut aussi essayer de faire participer des amis jardiniers...mikocyco a écrit : Donc il faudra déjà attendre 2-3 avant de savoir si le plant est capable de produire des cônes, puis encore autant pour savoir si le profil aromatique est intéressant. Je sais que les brasseurs sont des gens patients, mais il va falloir le prouver !![]()
Sans parler du nombre de plants à "tester" : en se partageant le boulot, on mutualise les surfaces disponibles de chacun. Mais même sans aller jusqu'à quelques dizaines de milliers de plants (les "industriels" ont bien plus d'exigences que l'on ne pourrait en avoir), ça représenterait de la surface nécessaire !
Puis, d'un point de vue technique, un bon jardinier n'y connaissant rien à la bière aurait certainement plus de réussite dans ce genre d'aventure qu'un bon brasseur ne sachant pas jardiner.

Partir des houblons sauvages est certes aléatoire, mais cela avait l avantage d avoir un mâle.tof02 a écrit :ce qui me surprend surtout, c'est de partir sur des houblons sauvage, qui par définition, sont souvent des "inconnus". L'intérêt de vouloir créer une nouvelle variété ( avec la complexité que cela engendre comme le rappel mikocyco ) c'est de savoir un peu d'où l'on vient pour savoir où l'on va. Et là je ne comprends pas trop l'objectif du coup avec cette histoire de houblon sauvage, et le coté un peu "free style".![]()
Mais l'idée de base reste intéressantec'est indéniable.