Je préfèrerais ne pas rincer, mais franchement laisser ces résidus de chemipro ça le fait pas. On a beau dire qu'il n'y a pas de pb, pas envie de garder ces résidus alcalins qui ne sont pas que de l'eau pure et rafraichissante, qui laissent des traces blanches au séchage et donnent peut être des gouts un peu "soapy" (une de mes questions dans un post sur dry hopping
L'eau n'est pas stérile, mais elle est quand même très bien nettoyée, d'ailleurs on la boit (surtout lorsque le frigo est vide
Mais surtout on ne travaille pas en ambiance stérile (sauf à la limite si on fait ses cultures, mais c'est autre chose). A chaque étape il est nécessaire de limiter autant que possible les contaminations, et de faire des choix de bon sens en pesant le pour et le contre d'un risque potentiel, et sachant qu'on ensemence ensuite de façon très excessive, entre autres pour gommer ces risques.
Je pratique donc le rinçage à l'insu de mon plein gré, pour éliminer la majeure partie des traces de chemipro. Je prends ainsi un risque faible mais non nul de contaminer (peut être plus par le fait d'ouvrir le fut à l'air que d'apporter une eau de qualité mais non stérile). Tout comme à chaque fois qu'on fait un transfert (indispensable) ou qu'on prend des photos (indispensable?) de sa fermentation etc... L'eau bouillie, pourquoi pas? A réfléchir, mais je me demande si le gain n'est pas marginal vs les contaminations par l'air pendant le rinçage.
Là où je rencontre une vraie difficulté, une incohérence peut-être, c'est que je ne rince pas mes bouteilles. Bon, après un coup d'avinatore + chemipro elles s'égoutent tranquillement sur mon arbre à bouteilles (au passage : dont les "tétines" ne sont pas stériles), alors que c'est plus difficile (et risqué) de le faire sur des fûts, qui par ailleurs présentent des points pouvant retenir du chemipro par ex (robinet...). En admettant qu'il reste un film continu de même épaisseur dans les 2 cas (la réalité est plus subtile), et en négligeant quelques autres trucs, on devrait avoir un rapport des concentration théoriques de chemipro dans la bière à peu près 4 fois plus important dans la bouteille de 75 cl que dans un fut de 50 l. ça fait réfléchir! Comme je n'ai pas non plus envie de monter une usine à gaz avec un avinatore chemipro + 1 avec eau de rinçage (qui rapidement risque d'être chargée en chemipro), je compte sur un bon égouttage des bouteilles. Peut être avec la rinceuse "blast" qu'on trouve chez brou² par ex, mais bon ça fait une opé en plus?
si vous avez de bonnes idées ou avis pour faire avancer le machin...Parce qu'au delà du vote qui donne une image des façons de faire à un instant, ce serait top définir des pratiques. Par exemple, des produits vraiment neutres ne nécessitant réellement pas de rinçage, et sans danger pour l'utilisateur. Par ex j'ai entendu dire que certains désinfectent au vinaigre + javel, et il est possible que ce soit très efficace sur le matériel (et les poumons de l'utilisateur?). Les bouteilles au four c'est à mon avis pas trop gérable..
Voilà, si ces quelques réponses et éléments de réflexion perso, qui amènent d'autres questions, peuvent faire un peu avancer le truc j'aurais pas perdu mon temps...
sinon, vote terminé? je ne vois plus les boutons.



