marjonet a écrit :Hé hé...
J'avais bien précédé ma remarque de
Je vais peut- être en choquer plus d'un
Mais il faut remonter 12 ans en arrière et l'hygiénisme et les connaissances scientifiques n'étaient pas aussi poussées qu'aujourd'hui.
évidemment aujourd'hui, qu'est ce qu'on balance sur la prise d'alcool pendant la grossesse, et qu'est ce qu'on communique là dessus, à raison, bien sûr, n'allez pas comprendre ce que je ne souhaite pas dire! D'ailleurs bientôt, il n'y aura plus de place sur les étiquettes pour tous les logos préventifs.
T'as raison, à trop taper sur le clou, on s'empêche d'avoir une chance de changer les comportements.
Il y a 12 ans, le retour de manivelle puritain, la dénonciation bien-pensante du "laisser-aller soixante-huitard", n'était pas aussi avancé qu'aujourd'hui, en matière d'alcool comme ailleurs.
Je pense sincèrement que comme tout, c'est une question de mesure et que l'hystérie affichée par rapport à l'alcool par certaines autorités, dans le cas précis en donnant l'impression à tout femme qui boirait une goutte de bière de temps à autre pendant sa grossesse qu'elle une criminelle, est contre-productive. La faillite des systèmes prohibitionnistes à juguler l'usage excessif de l'alcool est patente, que ça soit aux USA, au Canada ou en Scandinavie, et c'est pas en infantilisant le peuple qu'on l'incite à se prendre en charge.
Le défi est vraiment d'apprendre la modération, le bon sens, donc de donner aux gens les outils pour vraiment maîtriser les choses, sans jugement définitif préalable. De donner aux citoyens zet citoyennes le pouvoir de décider d'eux-mêmes de maîtriser leur consommation. C'est un choix de société fondamental, ça, que de favoriser l'intellignece ou de favoriser les interdictions.
Si d'aucuns, en toute conaissance de cause, décident de ne pas boire d'alcool du tout, c'est un choix respectable, mais qu'ils ne cherchent pas à l'imposer au reste du monde...
Il est ceci dit tout à fait souhaitable d'avoir sur le marché des produits peu ou pas alcoolisés que l'on peut quand même avoir du plaisir à boire, que ça soit parce qu'on conduit, qu'on est enceinte ou qu'on n'a pas envie d'un truc qui tue la tronche là maintenant tout de suite. C'est pour ça que j'ai un attachement à la tradition brassicole britanniique, et que les produits légers mais goûtus sortis par nombre de micros scandinavbes me plaisent énormément... (Hmmm, la Skibsöl de Refvindinge, brune, ronde, douce et légèrement fumée)
En fait, il y a une différence nette dans l'attitude du monde médical suivant les cultures.
Les pays qui ont une solide tradition d'usage modèré et "gastronomique" de l'alcool, comme l'Italie ou l'Allemagne, ont des toubibs beaucoup moins prompts à crier au loup en matière d'une goutte d'alcool de temps à autre pendant la grossesse que des toubibs nord-américains dans leur contexte culturel encore saturé de puritanisme... et comme beaucoup d'études médicales partent avec un présupposé qu'il s'agit de prouver, l'état des connaissance mises en avant par le monde médical est influencé par ces attitudes différentes à la base.
Santé !
Laurent
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)