A quoi ça peut servir ? Non mais ho ! Faut vous faire un dessin ?
- En fermenteur
- en cuve d'empâtage (prévoir un miminefold)
- en cuve ébu
Perso, j'en utilise sur ma pico quand je la configure en mode "grosse berta" (cad pour des brassins supérieurs à 25 / 30 litres) : vers la fin de la présentation de Miss Vilaine (scrollez bande de malheureux !) vous verrez lesdites cuves, dont celle d'empâtage avec son miminefold (sans ta tige d'aspiration)
Voilà à quoi ça ressemble. A gauche un fermenteur polsi 35 litres, à droite une cuve de 60 litres (84 cm de haut, environ 30 de diamètre) Le problème de ces cuves, c'est qu'il y a 2 styles :
- Celles de type 1 avec l'échangeur et les piquages soudés sur la bride (à droite). Echangeur souvent en cuivre.
- Celles de type 2 avec l'échangeur et les piquages réalisés sur la cuve (à gauche*). Echangeur souvent en inox. *note : en réalité à gauche vous voyez le haut d'une cuve type 2, découpée, emboité sur le bas d'une autre cuve. Il fut une époque où je m'imaginais réguler la fermentation via l'échangeur inox ...
Une première approche consisterait à dire que celui avec l'échangeur est le top... Ca, c'est avant de voir la bride d'accès minuscule d'une part, et avant de se rendre compte que le nettoyage va être très difficile. Autre point négatif ou positif selon le point de vue : ces cuves avec échangeur soudé à la paroi ont régulièrement les piquages eau froide et eau chaude sur les cotés du fut. Certains y verront l'occasion d'y mettre des vannes, robinet et autre bondonneur. D'autres n'y verront des trous à boucher.
Ceux avec TOUS les piquages sur bride sont clairement plus faciles à utiliser.
Il reste cependant 1 point à traiter :
- Soit on souhaite conserver la bride comme couvercle : dans ce cas, il faut couper l'échangeur, le tube de sonde, et le tube "plongeur" (parfois en inox et démontable, pouvant dès lors servir de tube d'aspiration pour un miminefold
), puis fermer tous les trous. La bride est souvent en acier bichromate : il est donc recommandé de braser des bouchons en cuivre dans les trous, puis d'étamer ce cuivre pour le protéger. Sauf à être équipé d'un chalumeau oxy-acétylène et disposer du savoir faire, oubliez tout de suite l'idée de désouder les piquages pour y ressouder autre chose, vous n'y gagneriez que des soucis. EDIT : et si vous souhaitez conserver l'échangeur cuivre dans la cuve de moût en fermentation, clairement autant vous servir un verre de bouillie bordelaise plutôt qu'une bière ! - Soit on souhaite virer cette bride, et dans ce cas, une tôle inox et un peu d'usinage et ça marche.
Ci joint une telle bride (l'échangeur est déjà supprimé, la queue de carpe eau froide et le tube de sortie eau chaude aussi. Le tube que vous voyez est celui de la sonde de température). On voit sur le dessus de la bride les 2 piquages (cuivre + laiton) qui permettaient l'alimentation de l'échangeur interne, la sortie eau chaude (filetage en arrière du piquage échangeur gauche) et un piquage avec une petite vanne noire (qui devait servir à alimenter le réseau chauffage via un disconnecteur de mémoire).
Certaines marques / séries sont connues pour avoir de type de cuve : chercher les produits "Chaffoteau" (avec ou sans Maury, notamment sur la série des Niagara des années 2000, qui arrivent en fin de vie là maintenant), Bosch / Géminox, Saunier Duval. Parfois certaines chaudières Frisquet, Viessmann, De Dietrich, Chappée, etc.
Les capacités fréquentes sont 20 (dans ce cas il y a 2 cuves ressemblant beaucoup à des keg par leurs dimensions), 40, 50 et 60 litres. Dans quelques rares chaudières en "pose au sol" disposant aussi de cuve inox, les capacités peuvent aller de 80 à 120 litres. Les plus grosses capacités (>150 litres) sont généralement en acier, mais vous n'êtes pas à l'abri d'une bonne surprise.
Petite astuce pour vous faciliter le job de reconnaissance sur le parc à ferraille et qui marche dans 95% des cas :
- Retournez la chaudière pour avoir ses raccordements vers le haut (9 fois sur 10 les techniciens l'ont déjà fait car elle est plus stable comme ça)
- repérez le ballon d'eau chaude sanitaire : il est situé sur l'arrière, sur le dosseret (coté "mur"). Non, le truc rouge n'est pas ce que vous cherchez
- une fois repéré, regardez attentivement le matériau utilisé pour son isolation thermique. Il faut parfois gratter un peu s'il y a un film de protection.
→ Si c'est jaune, que c'est du polyuréthanne : passez votre chemin, la cuve est en acier émaillé. Dans le doute (j'ai déjà vu des brides avec l'apparence de l'inox sur des cuves aciers), vous pouvez tenter d'arracher un bout d'isolant : s'il est collé à la cuve, pas de doute c'est de l'acier. S'il y a un film entre le PU et le tank, c'est de l'inox. Mais ce cas est EXTREMEMENT rare (les 5 pourcents d'incertitude de cette astuce)
→ Si c'est blanc, que c'est du polystyrène expansé ("caisse à poisson") : bingo, sortez votre caisse à outils pour jouer au vandale
Note : valable chez votre chauffagiste, mais aussi chez votre ferrailleur si celui-ci vous laisse fouiller.
Bonne chasse !



