Le maltageQuestion pratique sur la fabrication du malt

Trempe, germination, touraillage, dégermage...
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olivierpicard
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par olivierpicard »

Ce n 'est pas difficile en soit d'obtenir 4 % d'humidité, il suffit d 'être patient ! Mais surtout il ne faut pas oublier que ce pourcentage est une norme pour les malts commerciaux, qui sont de plus censés se conserver longtemps.

Quand tu fais ton malt toi même, peu importe que tu finisses à 4 % ou à 7, puisque tu en tiens compte au brassage, avec l 'habitude. Il faut surtout que la friabilité soit correcte et adaptée à ton moulin.

Et en général, on n' a pas le temps de conserver le malt plusieurs mois, il part au fur et à mesure... :D
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blackloffy
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par blackloffy »

Obtenir 4 ou 6% de degré hygro c'est assez simple, au moins aussi compliqué que de maintenir la température à 55°c pendant 30 h !!!
Je dirais même qu'il est plus aisé de finir à un taux d'humidité fixé puis qu'il suffi de mesurer de temps en temps vers la fin de la touraille... in faut juste adapter un hygromètre comme on adapte un thermomètre.

Et puis, comme dit olivier, ça n'est pas une exigence absolue si le malte n'est pas à conserver très longtemps.
Ce soir je mange hydraulique et une tartine de houblon.

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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par blackloffy »

J' ai construit une micro materie avec un tambour de machine à laver. Un moteur à varateur, deux systèmes de chauffe l'un électrique l'autre par combustion (bois, tourbe, huile de vidange... :shock: ... non j'deconne) et une souflerie. Mais j'avourai que j'ai réduits le feu à mon dernier touraille car la bière est un peu trop du genre lard fummé (pourtant j'aime le lard, étant vosgien...).
Mon sytème électrique ne chauffe pas assez pour le coup de feu des bieres rousses ou brunes, je vais l'améliorer pour pouvoir obtenir la bonne température sans l'odeure de fumet un peu lassante pour ne pas dire rebutante et en faire un "tout en un". Pour la germination en effet le plus simple est de l'effectuée in situ.
enfin je veux dire dans le tambour destiné au touraillage. Je procédais en deux étapes avant de metre mon tambour sur un axe amovible et ainsi passer du bac de trampage à la position intermédiaire d'égoutage et enfin en position sechage. Fin des opération en mars 2008. Enfin j'espère...

Au fait, l'avantage du tambour(parmis d'autres avantages...) c'est que s'il n'empèche pas l'intérêt des rongeurs pour notre travail
au moins on n'a pas le désagrément de retrouver un monticule de son au milieu du gérmoire!!!! sans parler des crotes... j'en ai fais l'expérience lors de ma première tentative, une souris avait "décapsulé" près d'1/4 de mes grains. Résultat 5 kg jetés, soit le tout!! et départ pour une chasse aux sorcières :twisted: :batman:
Mais ca vient surtout de ce que j'habite en campagne.
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par blackloffy »

olivierpicard a écrit :30 heures avec la chaleur tournante et la porte légèrement entr'ouverte, à 50 °C réels (mesurés et non pas affichés au thermostat !).

Il m'est arrivé d'essayer de diminuer ce temps par économie mais ce n'est pas bon: la désagrégation est insuffisante.

Après cette période de séchage, c'est le coup de feu à différentes températures selon le résultat escompté, et ton expérience qui viendra avec le temps. :wink:

Il existe une autre technique qui est de saccharifier d'abord, avec porte fermée (donc T° élevée en milieu humide) et de sécher ensuite, mais je n'ai jamais essayé.
Il existe également de nouveaux procédés comme le procédé COLLETTE et BOIDIN qui fait appel à des mucédinées (des moisissures) comme "l'Amylomyces Rouxii" qui se retrouve toujours en proportion prédominante dans la levure chinoise et qui ont l'avantage de remplacer à la fois les effet du maltage et celui des levures...

Les milieux de prédilection de l'Amylomyces Rouxii sont le moût de bière liquide ou solidifié par la gélatine ou l'agar-agar, et surtout les matières amylacées cuites à la vapeur. Noyée dans le moût de bière, la moisissure se développe en masses floconneuses et produit une petite quantité d'alcool (2,4 p.100 en six jours). Si on la laisse se développer seulement en surface, elle brûle directement le sucre du moût sans produire d'alcool. Sur le riz cuit ou les fécules hydratées par la chaleur humide, elle étale un mycélium aérien et transforme partiellement en sucre la couche d'amidon sous-jacente, mais le sucre formé est aussitôt utilisé pour l'alimentation de la moisissure, tant qu'elle continue à s'accroître au contact de l'air. Si au contraire on l'oblige à se développer en profondeur dans la substance amylacée, à l'abri de l'air, elle hydrate l'amidon avec une grande énergie et produit de la dextrine et du sucre fermentescible.

L'Amylomyces Rouxii doit ses propriétés saccharifiantes à la sécrétion d'une diastase analogue à l'amylase du malt.

Seul bemol, on ne peut, avec l'Amylomyces Rouxii faire fermenter complètment que des moûts clairs, marquant seulement 7 à 8° Balling, et il n'est possible, par suite, d'obtenir que des produits avec 4 à 4,5 % d'alcool.
Qu'à celà ne tienne!! La "Mucor Beta" est une moisissure qui permet de travailler avec des moûts à 16-17° Balling, et qui après fermentation renferment 8 à 9 % d'alcool.

Cette différence d'action des deux mucédinées tient à ce que l'Amylomyces forme beaucoup plus d'acide que le Mucor Beta, ce qui gêne son action ultérieure sur l'amidon et les dextrines.

Les quantités d'acide produites par l'Amylomyces dans un moût fermenté, à 4-4,5 %, sont de 1,40-1,50gr/l, tandis que le Mucor Beta dans un moût à 8-9 %, elles ne s'élèvent qu'à 0,70-0,80gr. par litre, en supposant dans l'un et l'autre cas une acidité initiale de 0,20 à 0,30gr/l.

Voilà pour le topo, reste à étudier ça de plus près et qui sait???
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par PVE »

blackloffy a écrit :Il existe également de nouveaux procédés comme le procédé COLLETTE et BOIDIN qui fait appel à des mucédinées (des moisissures) comme "l'Amylomyces Rouxii"

Tu parles de ça ?
L'Amylomyces Rouxii et son emploi en distillerie, Procédé de MM. COLLETTE et BOIDIN, in Annales de la Brasserie et de la Distillerie, no du 25 juillet 1898.
Regarde la date !
On ne peut pas dire que ce procédé révolutionnaire a bouleversé les techniques de brassage depuis 109 ans.
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blackloffy
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par blackloffy »

Je n'ai jamais parlé de procédé RÉVOLUTIONNAIRE!! mais nouveau car son emploi industriel est récent chez nous. Ce qui ne prétend nullement que sa découverte est récente... Si tu en es là, l' amylomyce rouxii est plus vielle d'utilisation que COLLETTE et B. qui n'ont fait qu'adapter un champignon déjà connu et utilisé par les chinois depuis....pouh!! autant que ça!!
Donc ce procédé est actuellement repris pour augmenter les rendements en alcool compte tenu de la conjoncture énergétique actuelle...
Et bien entendu, les recherches sont poussées pour d'autres types d'utilisations, comme la bière. Que je sache, à l'heure actuelle, on fait toujours germer le grain... ou bien j'ai loupé qqch :sleepy1:
Pour revenir sur les dates, les bio carburants, puisque finalement ça revient à parler de ça, n'ont rien de RÉVOLUTIONNAIRES, leur invention et utilisation date de l'invention du moteur diesel, pour les huiles. En effet il était prévu pour tourner avec des huiles dès le départ!! et c'est aujourd'hui qu'ont en tient compte...

Quant-à l'efficacité du procédé je n'en doute pas, mais à quel prix ? que deviendra la qualité du produit ? peut-être en torréfiant préalablement l'orge... mais alors où serait l'avantage, sinon dans le rendement quantitatif et dans le gain de temps (trois jours pour la saccharification et deux pour la fermentation :shock: ) même pas le temps de laver les bouteilles!!! :pottytrain3:

Oui mais le GOÛT il est où le goût?
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par PVE »

blackloffy a écrit :Oui mais le GOÛT il est où le goût?
Alors là, je suis pleinement d'accord avec toi. :D Laissons les industriels fabriquer leur bibine et gardons les vieux procédés pour brasser nos bonnes bières savoureuses comme on les aime. :drinkers:
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par binouze »

J'avais rencontré Jacques Fagot il y a quelques années. Son slogan : "du champs à la choppe". C'est un agriculteur-brasseur et malteur depuis peu.

Il a construit une micromalterie avec des tank à lait, après avoir fait sa microbrasserie avec des tanks à lait;

Ah si on n'avait pas de tanks à lait, qu'est ce qu'on ferait ?

http://www.rarecourtoise.com/pages/malterie.html

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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par françois O »

je suis impressionné par la creativite de cete malterie
2 tanks a lait assemblé pour faire trempage et touraillage dans les memes materiels
chapeau pour l'artiste qui a inventé ce concept sans aucun transfert
cela peut nous donner des idées
bravo donc :)
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Re: Question pratique sur la fabrication du malt

Message par The Submarine Captain »

blackloffy a écrit :Je n'ai jamais parlé de procédé RÉVOLUTIONNAIRE!! mais nouveau car son emploi industriel est récent chez nous. Ce qui ne prétend nullement que sa découverte est récente... Si tu en es là, l' amylomyce rouxii est plus vielle d'utilisation que COLLETTE et B. qui n'ont fait qu'adapter un champignon déjà connu et utilisé par les chinois depuis....pouh!! autant que ça!!
Les Japonais font aussi ça depuis des siècles pour le saké, par ensemencement du riz cuit avec de l'aspergillus oryzae, qui saccharifie, permettant d'en tirer un moût et d ele fermenter, par la suite... Finalement, le saké n'est jamais qu'une bière sans bulles à base d'une céréale qui nepeut être maltée par manque de pouvoir diastatique, ce qui explique ce recours à une moisissure...
cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Aspergillus_oryzae
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)