maxougoret a écrit : 17 avr. 2022 9:14
Quel taux d'ensemmencement as tu utilisé pour ta Lichtenhainer ? J'ai lu qu'en raison du faible pH, il fallait le doubler par rapport à un pitch standard.
Salut Maxgouret,
je suis actuellement en train d'en fermenter une.
J'ai pris un maximum de renseignement avant de commencer ce style. La majorité des infos je les ai trouvées sur le forum allemand Hobbybrauer.com
Je vais te résumer le style dans ses grandes lignes.
C'est une bière de blé (weizen) fûmé au chêne, et pas de l'orge fûmée au hêtre. Ceci est très important !
Deuxième point c'est une bière crue, donc pas d'ébullition.
Troisième point c'est une bière acidulée mais pas acide. J'y reviendrai.
Quatrième point c'est une bière sans houblon.
Tout ce qui fait les arômes de ce style ce sont l'acidité, le fûmage et la complexité des bretts. De plus elle est très, très carbonatée.
Historiquement c'est une bière de fermentation spontannée dont elle a tiré l'acidité. A la fin du 19ème siècle les brasseries ont commencé avec une acidification lactique associée à une saccharo de fermentation haute. Aujourd'hui il n'y a aucune recette historique qui ait survécue, ni aucune analyse d'eau. Les sources originnelles de la ville d'Iéna se sont taries.
Les allemands se basent sur quelques suppositions. Ils considèrent comme étant une bonne bière, un kettle souring lactos associé à une levure haute genre kölch. Ils considèrent comme étant exceptionnelle, une bière acidifiée avec des bretts (la mienne je l'ai pitchée avec un blend lambic).
Je reviens donc sur l'acidification. Elle doit être acidulée sans être acide, j'en ai conclu que le pH final doit se situer entre 3.9 - 4.1.
Dans l'hypothèse où tu fais un kettle souring, il faudrait stopper les lactos à un pH de 4.4 -4.3 pour que la fermentation aux saccharos baisse encore de 0.3-0.4 points. Pour stopper tes lactos tu peux mettre juste un minimum de houblon, ou alors tu portes ton moût à ébullition et tu éteins la chaleur.
Dans le cas où tu ensemences avec des bretts, essaies de choisir une souche qui ne sente pas le vieux cuir ou le cheval et qui couvrirait le fûmé du malt. A dose égale, le blé fûmé au chêne est 4-5 fois moins prononcé que l'orge fûmée au hêtre.
Voilà, voilà...