Bon, comme pas mal de brassam, je suis à la bourre sur mon journal, il est temps de rattraper ça !
Pas de gros changement sur mon process, mais des petits tests et améliorations. J’ai entre autre acheté de quoi faire du BIAB, pour pouvoir comparer avec mon process avec manifold.
J’ai aussi craqué pour une Sub Torp, pour enfuter mes brassins (un premier petit pas dans le keg, sans investissement lourd et en gardant une place raisonnable).
Sinon, parlons brassin : le B12 est une bière aromatisée à la chataigne. L’objectif est de faire une « vraie » bière avec un gout de chataigne présent, pas une dose homéopathique.
La recette est ici :
(oui, comme certain sur le forum, je trouve que les recettes alourdissent un peu le fils et je trouve ça chouette de partager nos recettes sur le forum).
En terme d’ingrédient, rien d’extraordinaire, un peu de Carapils pour le corps, un peu de mélano pour tricher sur la couleur, et bien sûr des flocons de châtaignes.
J’ai pris des flocons en magasin bio – le prix pique un peu (et on comprend pourquoi les bières du commerce ne sont pas chargées en châtaigne), mais quitte à faire de la bière craft, autant que ça donne un résultat qui envoie, quitte à ce que ce soit cher au litre.
Le brassage s’est bien passé, rendement globalement correct (70%) – il aurait pu être meilleur, mais on a eu un débordement à l’ébu, donc perte de liquide. On se retrouve avec 17 l en fermenteur au lieu de 20 l visé…
La fermentation a par contre été très limite (mais pas le choix, je n’ai pas de chambre régulée) : le brassin est monté à 24°C en pointe, avec une moyenne sur les 21°C.
J’espère que le choix d’une levure « neutre » comme la US05 m’évitera une présence trop marquée de « faux gouts »… c’est la première fois que je brasse aussi tard (fin mai).
Je n’ai rien senti en goutant l’échantillon de densité, mais je ne l’ai pas encore goutée (prévu la semaine prochaine avec un pote).
Petite innovation dans mon process, qui m’a vraiment bien plu : au lieu de stériliser mes bouteilles à la vapeur, j’ai préparé une solution de javel sans rinçage (acide hypochloreux). Efficace, sans gout décelable, approuvé et même utilisé plus largement maintenant en usage domestique.
Suite à des « irrégularités » de pression dans mes bouteilles (certaines à la limite du gush et d’autres presques plates), j’ai modifié ma façon de gérer le sucrage. Avant, je cold crashais, transférais, versais le sirop de sucre en mélangeant doucement avec le fourquet.
Là, sur des conseils du forum, j’ai versé le sirop dans le fond de seau de transfert, au moment de transvaser après CC. A suivre, j’ai fait un repère sur les bouteilles de « début » et de « fin » de seau de transfert pour voir si je décèle un écart.
Sucrage à 6.4g/l.
Autre brassin, pour les 4 fois 50 ans d’amis, ici :
Pour ce brassin, l’idée est clairement de faire une bière « de soif », facile d’accès pour tout le monde (un des cinquantenaires avait gouté ma bière de Noel (
) et m’avait dit « ne le prend pas mal, mais je la trouve vraiment pas bonne ». Quand je lui ai demandé ce qu’il n’aimait pas, il m’a dit : « ben j’aime pas trop le côté torréfié, ni l’amertume… j’aime bien les bières blondes type Heineken… »… bref, il était mal tombé avec une bière aussi particulière qu’une bière de noël pour le coup !
Ne résistant pas à mettre quand même un peu de gout dans cette bière, j’ai mis un chtouille de Vienna et de Biscuit.
J’ai par contre fait bien attention à mettre l’amertume au minimum.
En ce qui concerne le brassage lui-même : j’ai fait un starter (compte tenu du volume visé) – c’était curieux pour moi d’en faire un avec une sèche !
Autre innovation, j’ai testé le BIAB (mon process habituel est un manifold avec rincage « on the fly » en deux fois).
Mon bilan est plutôt mitigé : dans les points positifs, c’est clairement plus rapide (je gagne une heure sans forcer sur mon process), par contre je ne suis pas fan de la quantité de particules en suspension (mesh annoncé 150 microns).
Je pense que je rebrasserai en BIAB, mais plutôt pour soit des bières « simples » à faire vite, soit si gros ratio de céréales posant problème de filtration. Pour mon problème de farine en suspension, je prévois aussi de mettre du irish moss pour voir si ça améliore. Bon, il y a sans doute aussi un biais dans ma tête de résistance au changement
Petit souci de température sur l’empatage, le mélange était de 69°C pour 67°C théorique (calcul sur Joliebulle).
Il faut que je corrige ça sur mes paramètres et je prévois pour un prochain brassin d’avoir un peu d’eau froide à côté pour rectifier. La bière sera sans doute un poil trop ronde, mais dans l’objectif de ce brassin, ça ne gêne pas trop je pense.
Rendement et volume parfaitement dans la cible, pour la première fois !
Ca fait bien plaisir, même si je pense que c’est plus « de la chance » que de la maitrise. Je pense qu’il va falloir que je module mes rendements suivant les styles de bières, les bières claires tournants autour de 70-75%, les bières foncées plutôt vers 65-70%.
Sucrage visé à 6,5 g/l, mais en réel à 7,4 g/l (du fait de verser le sirop avant transfert, j’ai mal estimé le volume final).
Pareil, je ne pense pas que ça nuise à l’objectif de cette bière, même si la carbo est légèrement au-delà du style.
Et le côté positif, c’est que je sucre souvent trop juste, par peur d’explosion de bouteille, et que la carbo est souvent un peu faible – là je vais avoir une vision de ce que ça donne quand on « sucre » comme un bonhomme !

Autant le premier échantillon pour densité m’avait paru aqueux (mais pris sur le haut du fermenteur, avec une pipette), autant le final (pris lors du transfert) m’a vraiment plu : un vrai goût de malt (lié au biscuit je pense), pas d’amertume mais un peu de floral (lié aux houblons ?), mais je ne l’ai pas encore goutée (prévu la semaine prochaine avec un pote).
Enfin,
dernière innovation pour ma part : investissement dans un Krubs Sub d’occasion.
L’intérêt est d’avoir de quoi enfuter un peu de ma production tout en gagnant en place et durée d’embouteillage.
Ce système est bien détaillé ici :
sujet Sub Torp
Pour mon usage, les points positifs sont :
- Process simple et bon marché (par rapport à un keg + bouteille de CO2)
- Volume de 2 litres adapté à ma consommation
- Petits volumes, facile à stocker en frigo familial (le WAF arrive à saturation sur le volume de mon matos stocké)
- Améliorer ma carbo qui est souvent un peu limite
Les points négatifs :
-
Coût des futs prohibitifs (la machine, elle, se trouve à 30-50€ sur le BonCoincoin).
Je n’ai pas trouvé d’astuce pour en avoir des vides – et je paye d’ailleurs un coup à boire à celui qui me partage son bon plan
- A voir dans les faits, mais en théorie, sucrage à 3g/l et donc gestion du sucrage plus compliquée dans le cas d’un embouteillage mixte bouteilles/fut Torp.