Strike a écrit :Hier en matant la vidéo sur la carbonatation de Bricole Brassicole, il disait que le cold crash de 48h n'avez pas un fort impact sur le CO2 résiduel. Mais lors d'une garde à froid plus longue, le moût à le temps de réabsorber du CO2 et donc le taux ré-augmenterai. Mais pour le coup le calcul du CO2 résiduel deviendrai plus complexe et bien plus incertain.
J'étais déjà tombé sur cette vidéo, mais ça fait toujours du bien de la revoir. Par contre ça conclusion sur le fait d'abaisser la température en fin de fermentation est un peu drastique : La difficulté à déterminer le CO2 résiduel après un passage de la bière au froid, est une bonne raison pour ne pas le faire. Pas de cold crash et pas de garde à froid...dur
Il y a quand même un juste milieu.
Pelot21 a écrit :Pour ma part, je ne vois pas le rapport entre le cold crash, la garde à froid et la carbonatation.
la 1ère piste serait à mon avis une fermentation (en fermenteur) non terminée et qui reprend en bouteille
La 2ème piste serait un resucrage trop fort, mais d'après ce que tu nous as donné, tu serais dans les normes (entre 5 à 7 g selon la pétillance voulue)
La 3ème piste serait une mise en bouteilles où il resterait des dépôts et surtout des matières volantes (reste de houblon suite à dry hop par exemple, ces petites matières formant des points de nucléation (c'est bien cela Penn Maenn ?) et qui favorisent ce désagrément
Une 4ème piste pourrait éventuellement être une infection spécifique chopée au 1er brassin et qui se répète les brassins suivants. Dons bine désinfecter toute le matériel sans oublier les robinets, vannnes, etc.
Pour ces quatre différentes pistes, j'ai mis de côte la 1ère et la 2ème.
Je suis d'accord que le coup de la fermentation inachevé, est souvent à l'origine d'une forte carbonatation. D'ailleurs ça m'était arrivé à mes début et ça c'était terminé en gushing. Depuis je suis devenu plus rigoureux sur le contrôle de la densité finale. Notamment en mettant en place le procédé de fermentation forcé, donné par le Nain Brasseur sur son site univers bière (un peu de pub

)
Une petit quantité de moût, une grande dose de levure, un agitateur magnétique et une haute température de fermentation.
La concordance de densité finale entre les calculs de la recette, le test de fermentation forcé et la fin de fermentation du brassin était similaire. Seul un des trois brassins devait avoir une densité finale de 1.012 sur la recette, mais le test de fermentation forcé à donné 1.011, ainsi que celui de la bière.
Pour la deuxième piste à moins d'avoir une balance défectueuse pour peser le sucre.
Je vais m'attarder sur la troisième piste et zyeuter un plus les bouteilles.
Et enfin pour la dernière piste : une bonne hygiène et de la patience sont les clés d'une bonne bière...enfin pas que, mais ça en fait parti. Tout ça pour dire que sont d'importantes notions à mes yeux. Mais un bon nettoyage en profondeur n'a jamais fait de mal.
Penn-Maen a écrit :il y a toujours un équilibre des pressions entre le CO2 libre et le CO2 dissout.
Le dégazage est très rapide avec une élévation de température. Mais une fois libéré, si tu baisses la température il faut très longtemps avant que ton CO2 libre s'équilibre avec le dissout.
On le constate pour les carbos forcées (ceux qui pratiquent donneront plus de détails) :
- sans agitation et à pression "tout juste" supérieure à la carbo visée, ça peut prendre parfois plusieurs semaines
- sans agitation mais avec une pression importante, ça prend quelques jours
- avec agitation et pression importante, quelques heures.
A noter que plus le liquide est froid, plus il peut absorber du CO2, mais plus cela est long.
Or, dans un fermenteur, je ne sais pas si tu peux être assez haut en pression pour avoir une action rapide en un temps "raisonnable"

Par contre je voulais revenir sur un point de la vidéo de Bricole Brassicole et l'explication de Penn-Mean. Dans la vidéo on parle de succion de l'air vers le fermenteur lorsque que l'on descend en température.
Dans mon cas, lorsque la température varie de 1,5°C à 3,5°C, l'air s'échappe du fermenteur et j'entend le barboteur s'activer (même effet qu'au cours de la fermentation).
J'ai fait le même constat lorsque la température passe de 3.5°C à 1.5°C. Le barboteur s'active et semble absorber de l'air extérieur.
Je suppose que durant cette phase, le fermenteur expulse et réabsorbe du CO2 dans le fermenteur. Sachant que ce cycle se produit tout les 4 heures, il y a peu de chance que le CO2 réabsorbé se dissout dans la bière. Donc mon CO2 résiduel serait plus proche de 3,5 °C que 1,5 °C.
Ce n'est qu'une hypothèse, je dis peut être des bêtise.