Je vais commencer un journal de brassage, pas spécialement pour vous faire profiter de mon expérience (il faudrait en avoir
Je n'ai qu'un seul brassin à mon actif donc commençons par là !
Côté matériel, j'ai commencé avec un kit tout grains 5L : dame-jeanne de 5L, bouchon percé, barboteur, thermomètre, tuyau pour siphonner. Avec en plus trois faitouts (10L, 8L et 5L), une passoire, un entonnoir, et des bouteilles à bouchons mécaniques récupérées.
Je n'avais rien pour mesurer la densité de ce premier brassin donc aucune infos sur les DI, DF etc. Je n'avais pas non plus entendu parler du test à la teinture d'iode à l'époque.
Côté recette, c'est la Pale Ale Blonde de mon kit : 1kg280 de malt Pilsen et Munich (probablement 1kg de Pilsen et 280g de Munich pour retrouver les 11EBC annoncés), 10g de Styrian Golding en amérisant, 8g de Saaz en aromatique, 4g de T58
J'ai suivi les indications du livret qui ne m'ont pas semblé trop déconnantes comparé à ce que j'ai pu lire sur le net ou dans un livre. J'ai bien stérilisé tous les trucs sensibles et je n'ai pas eu de soucis de ce côté a priori.
* 45 minutes d'empâtage entre 65 et 68°C dans 5.5L d'eau, puis mash-out à 75°C pendant 15 minutes. J'ai pas mal galéré à maintenir la température stable et homogène, surtout que j'ai des plaques en fonte. J'avais plutôt l'impression d'être trop haute en température mais la dégustation m'a donné tord.
* Filtrage puis rinçage avec 3L d'eau à 77°C
* Ébullition pendant 1h avec ajout de houblon au début et à 45 minutes
* Refroidissement dans un évier d'eau glacée jusqu'à 23°C
* Mise en bonbonne, ajout de levure (sèche, sans starter), bouchon, secouage et barboteur. Après avoir rempli la bonbonne il me restait un petit litre de moût, que j'ai jeté
* Deux semaines de fermentation à 18-19°C, à l'abri de la lumière, RAS. Ça a fait glouglou au début et petit débordement de kraüsen, puis ça s'est calmé. Cold crash au frigo les trois derniers jours
* Mise en bouteilles où j'ai galéré comme pas permis. J'ai d'abord siphonné dans une marmite stérile, ajouté le sirop de sucre (35g de sucre de canne) et mélangé, puis siphonné vers les bouteilles. J'ai eu beaucoup de mal avec le siphon, je m'y suis repris à 10 fois, du coup je pensais avoir tout contaminé
* 3 semaines de fermentation en bouteilles à 18-19°C
J'ai goûté la première bouteille le week-end dernier
Comme je n'avais aucune mesure de densité je m'attendais à une catastrophe au resucrage. Soit une bombe ou un gros gushing, soit une bière super plate. En fait elle était très bien sur ce point là
Je m'attendais aussi à une contamination après le fiasco de l'embouteillage, mais RAS sur cette première bouteille
Par contre... elle n'a vraiment pas beaucoup de goût !
Alors, les questions :
- Pourquoi ce manque de goût ? Empâtage trop bas ? Rendement pourri ? Pas assez d'évaporation à l'ébullition ?
- Le siphonnage va me demander de l'entrainement mais en dehors de ça je me suis demandé si ce n'était pas risqué de transvaser deux fois comme ça. Est-ce que ce n'est pas plus safe de resucrer directement en bouteille avec du sucre en poudre (certes non stérile) ? Sachant que j'ai de toute façon mesuré mes 35g avec des dosettes car je n'ai pas de balance.
- De manière générale est-ce que vous avez des conseils sur mon process ? A quoi faut-il que je fasse gaffe la prochaine fois ? Je sais que la plupart des gens ici brassent de plus grandes quantités mais je ne compte pas passer sur des quantités plus grandes tout de suite (manque de place, de temps, d'argent, et je ne m'attends pas à faire des merveilles au début donc autant avoir 5L de bière moyenne que 20L...)
Je me doute que sans mesures de densité pour ne pourrez pas forcément répondre à mes questions. J'ai acheté un réfractomètre pour le prochain brassin, je ferai mieux
Merci d'avance pour votre aide !
C.

