Il me semble admis que l'apport d'oxygène dans le moût doit être limité au maximum, à partir du moment où on a ensemencé. Peut être des exception dans certains cas bien précis ? (il ne m'en viens pas à l'esprit).
La raison principale semble être de limiter au maximum les phénomènes d'oxydation, qui vont dégrader la bière, et en réduire sa durée optimale de conservation : couleur, voire éventuellement arômes...
Visiblement, lorsque l'on procède à du dry hop (houblonnage à froid), on introduit, un peu malgré nous, de l'oxygène dans le mout.
Pas forcément en splatchant sallement les pellets ou cones (ou autre) dans le moût
On le voit d'ailleurs, avant de sombrer et de se désagréger, les cônes, et même les pellets, flottent à la surface, puis sombrent éventuellement en faisant quelques bulles...
La question que je me pose maintenant est donc la suivante : devrait on tenter de réduire cet apport, a priori non désiré, d'oxygène lors du dry hopping ?
Et surtout, si oui, comment
J'imagine deux solutions :
- se débrouiller pour "immerger" le houblons quelques temps dans du CO2 (dans un fond de KEG purgé au CO2 par exemple, pour ceux qui en ont), avant de les balancer dans le mout
- les immerger préalablement dans un peu d'eau (bouillie puis refroidie) quelques temps, histoire de laisser le maximum d'air partir de lui même, avant de les introduire (avec l'eau donc...) dans le mout
Je me pose cette question en particulier parce que je vais très prochainement brasser ma première NEIPA : style pour lequel le sujet de l'oxydation (lenfin... la non oxydation bien sûr
Dans le cadre d'une NEIPA, on va houblonner en fin de fermentation (au sens passage du mout en fermenteur, la fermentation active étant passée) comme on le ferait habituellement.
Mais on va également houblonner PENDANT la phase active de fermentation, dans le but de bénéficier de la fameuse bio-transformation particulière de certaines souches, pour augmenter l'aromatique et le coté trouble.
Pour cet ajout en particulier : devrait on également porter attention à cet oxygène apporté par le houblon, et tenter de le réduire ?
Ou alors :
- pas vraiment d'importance : en pleine fermentation, l'oxygène serait assez facilement purgé du fait de l'activité dans le fermenteur
- pire : au contraire, mieux vaut en apporter !! en pleine fermentation, c'est apport d'oxygène pourrait bénéficier aux levures ? (mais je crois que l'oxygène est consommée par les levures en particulier pendant la phase de croissance ? hors le houblonnage intervient plutôt en début de phase active de fermentation, soit juste après ?)
Beaucoup de questions donc
Sur cette source (oh combien intéressante), l'idée du CO2/keg est évoquée par exemple : http://scottjanish.com/examination-of-s ... nd-flavor/
Avez vous une idée sur la question ? Une expérience particulière ? Des ressources intéressantes ?
Romain


