Eric974 a écrit :ty rouz tu en as trop dit ou pas assez, donc pas assez
Le cask, je crois avoir compris que c'est le fût et la méthode de tirage mais Real Ale c'est quoi alors, un style de bière Écossaise ou une manière de faire de la bière Écossaise
La levure de Ringwood j'ai trouvé sous appellation 1187 et .....
Qui est ce monsieur Peter Austin
Ma production de bières britanniques se limitant à IRA, BW, FES et IS et futurement Weeheavy merci pour ton éclairage
Un cask c'est tout bêtement un fût sur lequel on peut installer une bonde. Dans les années 1980 en Angleterre, certains pubs revendiquaient le fait de servir des "traditionnal cask ale" quand ils servaient, à température ambiante, leurs bières au moyen de cette bonde. D'où l'image de la bière anglaise chaude et plate. Maintenant rien n'empêche de servir la bière d'un cask avec une pompe à main ou un tirage pression. Il y a même des fausses pompes à main sous lesquelles se cachent en fait des tirages pression. Lancelot, jamais avare d'un mauvais coup, en avait installé un temps en Bretagne pour essayer de concurrencer les pompes à main de Coreff.
La Real Ale c'est une bière de fermentation haute non pasteurisée de style anglais. Le plus souvent ambrée. Quelquefois filtrée, les anglais boivent la bière avec les yeux et ont très peur des sédiments (les dépôts de levures).
Peter Austin, alors que l'Angleterre avait cédé à la mode des lagers a relancé les Real Ale dans les années 70 en créant la brasserie de Ringwwod, en installant et enn équipant un nombre considérable de brasseries en Angleterre et dans le monde (Coreff par exemple à Morlaix) et en créant (ou en participant à la création) de la CAMRA que tout le monde connait je pense.
Les brasseries installées par Peter permettaient de faire une simple infusion de la maïsche, et les fermentations se faisaient souvent dans des cuves ouvertes à fonds plat, ce qui permettait d'écumer la bière, avant lorsque la densité avait bien baissé d'être directement collée et enfûtée ou transférée dans un tank de conditionnement (un grundy en général). C'était un temps béni ou la malédiction des cylindro-comiques ne nous avait pas encore frappée. Les levures sèches étaient pratiquement inconnues, il faut dire qu'en Angleterre on pouvait se faire livrer tous les lundi des pains de levure fraîche pressée.
Je suis assez nostalgique de cette époque, toute ma jeunesse en quelque sorte. Mais rassurez vous tant qu'il y a de la bière, il y a de l'espoir.