Ça se fait naturellement pour beaucoup de plantes : de filaments blancs, duveteux, se développent en parallèle des racines. On le voit très bien quand on rempote certaines plantes.
L'intérêt de cette symbiose est multiple :
- le végétal apporte des sucres au champignon, lequel facilite en retour la captation et l'absorption de certains minéraux par la plante
- à surface racinaire équivalente, on considère qu'une plante mycorhyzée explore jusqu'à 10 fois plus de volume de sol qu'une plante sans.
- cela limite énormément l'apport d'intrant : les engrais de toutes formes sont de fait quasi inutiles et même à proscrire pour ce qui concerne les apports chimiques
- la plante, mieux nourrie, est plus apte à se défendre contre ses parasites et maladies
- cerise sur le gâteau : la production est aussi bien meilleure, aussi bien coté quantité que coté qualité.
Les plants étant déjà installés, j'ai cherché à me procurer des mychorizes liquides, mais il ne semble rien y avoir en jardinerie locale (par chez moi, et une seule sur 3 a su de quoi je parlais
J'ai en effet un sol très acide (pH entre 5 et 5.3, ça fait des hortensias d'un bleu très, très vif, c'est joli), et le chaulage semestriel du jardin et de la pelouse n'est pas une option. Mais cela ne suffit pas : mes plants de houblons souffrent, surtout le willamette, et encore plus parce qu'ils sont très exposés au vent. Après moultes recherches, il semblerait aussi que l'un des plants de Willamette soit contaminé par le verticilium. On m'a conseillé de me pencher sur cette technique, à base de michoryzes : cela ne traitera pas le verticilium (pour lequel il n'y aurait pas de traitement "naturel"), mais cela donnerait suffisamment de pêche à la plante pour quelle se défende toute seule un peu mieux.
Des pistes ? des avis ? des cailloux ?


