Heureusement que la densité des gaz n'est pas le seul facteur à prendre en compte, sinon nous serions tous asphyxiés depuis belle lurette !
Ce qui est top avec les gaz c'est qu'ils sont tous miscibles entre eux. Ce n'est pas comme avec les liquides qui peuvent ne pas se mélanger (huile et eau par exemple).
Mais ce mélange prend du temps. Il est lié aux mouvements de diffusion et convection des gaz qui ne sont pas instantanés. Du coup on peut se retrouver avec un mélange qui n'est pas homogène,ce qui explique qu'on peut éteindre des bougies avec le CO2 qu'elles produisent dans un verre haut ou encore faire flotter des bateaux sur du SF6 (allez voir c'est marrant)
Ta solution peut améliorer l'apport d'oxygène à la solution. En effet, pour arriver dans la solution, l'oxygène doit normalement traverser le bouchon de cellulose puis descendre dans l'erlen pour l'atteindre. Ce processus est gouverné par la diffusion. Et la diffusion, bah c'est pas rapide. Du coup tu as un gradient de concentration qui se met en place, avec un peu moins d'oxygène près de ton milieu que dans l'air environnant.
En injectant directement de l'air auprès de ton milieu, tu esquives cette diffusion donc ça doit te permettre d'augmenter un petit peu la concentration en oxygène de la solution, tout en créant un courant d'air qui va évacuer efficacement le CO2 produit.
Conclusion : Est-ce que ça va améliorer les conditions de respiration des levures ? Oui
A quel point ?

Aucune idée
Le top reste de faire buller l'air dans le milieu. En industrie on utilise des produits pour empêcher la mousse. La grande majorité sont des huiles (silicone, minérale ou végétale). Dont le fameux fermcap qu'apprécient certains brasseurs ricains.
Mets une goutte d'huile d'olive dans ton starter ! Ca moussera moins et tes levures te remercieront de leur offrir des acides gras

Mais pas trop sinon adieu la mousse sur la bière finie
