Merci sorg et Jean-Luc pour vos conseils.
Je réponds en vrac aux questions posées:
zepto brasseur:
>Tu brasse en pro ou uniquement pour toi ? Cette nano à l'air d'être dans un bar ou un resto non ?
>Elle est visible ou éventuellement ?
A la base, je ne brassais que pour moi en tant que brasseur amateur, dans des casseroles.
Cette machine a été construite des années plus tard dans un but de production privée ainsi que pour les copains. Les choses se sont ensuite ficelées autrement que prévu et la brasserie a finalement été installée dans une ancienne boucherie. Actuellement, cela fait huit ans que la brasserie est ouverte au public tous les samedis. Une partie de la production est commercialisée sur place, ainsi que dans quelques cafés et magasins.
Il s'agit donc d'une activité accessoire à temps partiel.
Il n'y a ni bar ni resto, c'est juste une brasserie ouverte au public le samedi avec possibilité d'acheter de la bière à l'emporter.
libertluc:
>bon je vais acheter du cuivre
>A tu plus de photos, comment a tu fais les découpe du cuivre et les soudures
Non non, le cuivre c'est un très mauvais plan du point de vue entretien.
A posteriori on finit par être toujours plus malin, mais c'est souvent trop tard.
63lolo l'a bien dit: on aurait presque peur de la salir
Le cuivre s'oxyde, se couvre de taches que l'on doit beaucoup frotter pour faire disparaitre. C'est un matériau que je ne peux pas recommander.
Non, définitivement, si c'était à refaire j'utiliserais un autre matériau. C'est d'ailleurs pour cette raison que je me suis intéressé aux expériences que tu as faites avec ta couverture en bois.
Pour notre nouvelle micro brasserie (presque 20X plus grande que celle-ci) nous avons sagement opté pour un extérieur tout inox.
C'est très sobre et super facile à nettoyer... le meilleur choix je pense.
Mais si quelqu'un se déciderait malgré tout pour du cuivre, qu'il me contacte, j'ai quelques trucs efficaces pour alléger le travail d'entretien.
La tôle de cuivre a été découpée à la cisaille de carossier dont il existe au moins deux versions: L'une qui enroule la chute de tôle à gauche de la lame et l'autre qui l'enroule à droite de la lame. Tu as en principe besoin des deux outils pour travailler.
Pour les coupes au centre d'une tôle j'ai utilisé une grignotteuse manuelle. Cet outil à double lame enroule un étroit ruban (4-5 mm de large) de tôle vers le bas en laissant les deux bords de coupe intacts, sans les plier ou les abimer.
Les tôles de cuivre ne sont pas soudées, elles sont juste rivetées ensemble.
Le chassis en acier de la machine a été soudée par mes soins. Quelques années auparavant, j'ai suivi un petit cours d'initiation à la soudure à l'arc en cours du soir.
Les seules soudures "professionelles" pour lesquels j'ai du faire appel à un pro, sont les soudures inox au TIG, mais il n'y en a que trois:
-deux soudures sur des tubes de 1" (dont une est visible sur la photo)
-La soudure circulaire de la marmite à vapeur faisant office de porte.
Je peux poster d'autres photos si quelquechose ne serait pas assez bien visible.
Remarque générale:
L'important n'est pas que la brasserie soit belle, mais que la bière soit bonne !
Malheureusement, internet ne permet que de véhiculer le beau... et le bon reste sur le carreau.
Ayant écrit "photos" au pluriel, voici donc une autre image détaillant les conduites.
A gauche: le déverdoir (récipient inox de récupération d'origine inconnue)
En bas à gauche: pompe à moût ( pompe de machine à laver)
Milieu: Echangeur à contre courant à deux étages de refroidissement et récupération de l'eau chaude (Réalisation: deux tubes inox enfilés l'un dans l'autre, puis enroulés autour d'un fût de bière)
A droite: Une des trois soudures "pro" visible à mi-hauteur de la conduite verticale en inox.

Scargot, le roi du détournement des matériaux de leur fonction ou utilité primitive afin de pouvoir les réaffecter au brassage de la bière.