Remake du Titanic Récit de mon brassin :
Hier soir, 19h, on arrive chez moi avec mon pote, plein d'entrain et avec la furieuse envie de brasser.
19h30 Le matos est installé, les instruments trempent dans le chemipro et l'eau d’empâtage chauffe tranquillement dans la cuve. Confiants, on se débouche un petite bière histoire de bien commencer la soirée.
19h50 L'eau est à 72°C, il est temps de mettre le grain (moulu le weekend précédent, donc pas de problème de ce coté là). Afin d'homogénéiser la chaleur, je fais re-circuler l'eau avec une pompe entre la vanne de sortie et le haut de la cuve. Je verse donc mon grain avec la pompe en marche et je sens que la maîche à tendance à venir se coller au faux fond. Du coup je mélange autant que je peux en raclant bien le faux fond pour que l'eau circule. Au bout de quelques minutes, la maîche semble s'être un peu plus liquéfiée et tout semble est rentré dans l'ordre. Je lance la chauffe de mon eau de rinçage et je continue de surveiller tranquillement ma cuve.
20h L’empâtage est fini. C'est donc le temps de la filtration. C'est là que ça se corse ! J'ouvre la vanne pour faire couler un peu de moût dans mon pichet doseur afin de re-ciruler pour le clarifier un peu. Ça commence à couler et puis très vite ça s'arrête.
Je finis par décider de transvaser toute la maîche dans un fermenteur pour pouvoir accéder à la vanne pour déboucher tout ça. On verse donc tout dans le seau, et là on constate que le faux fond est à moitié tordu dans le fond de la cuve. En le retirant, je vois que les pâtes qui le sépare du fond sont complètement tordues. Tout ça pour dire que je retrouve plein de grains sous le faux fond. Ça explique que la vanne se soit bouchée
Je détords le faux fond et je remet tout ça en place après un nettoyage sommaire, et je reverse la maîche dans la cuve. Victoire, ça coule ! Je peux enfin faire mon filtrage/rinçage. À la fin du rinçage, je constate que j'ai moins de moût que prévu, mais comme je n'ai pas gradué la cuve et que je commence à être un peu lassé je me dis que vu la filtration pourrie, je dois être en dessous de la DI attendue, et du coup je préfère laisser comme ça.
C'est également à ce moment là que j'ai cassé mon densimètre en enlevant le fond de l’éprouvette alors qu'il était dedans
22h30 Après un rinçage de la cuve, je verse mon moût dedans et je lance l'ébu. Tout semble se dérouler correctement, l'ébu est franche. Au moment de mettre met houblons, je me rends compte que mes petits sachets à houblons son bien trop petit pour mettre tout le Saaz qu'il me faut. Surtout qu'il est en cône et donc qu'il prend un certain volume. Ayant vu pas mal de gens mettre le houblon sans sac, je me dis que ça ne va pas poser de problème. Je balance donc mon houblon.
23h30, fin de l'ébu, je branche mon refroidisseur à contre courant (coaxial), j'ouvre l'eau et j'ouvre la vanne de la cuve. Le moût commence à couler, puis très vite ça s'arrête. Il semble que du houblon bouche le refroidisseur. Du coup je souffle dedans, ça se débouche, et le ré-ouvre la vanne. Sauf que cette fois ci c'est la vanne qui se bouche, et impossible de la déboucher avec la cuve pleine.
Là, je prend une grande respiration, je lance une série de jurons et je réfléchis
Je vous passe le nettoyage de tout ce bordel (je remercie ma copine pour son aide). Il ne me reste plus qu'à tirer les enseignement de se désastre pour qu'il n'ait pas eu lieu pour rien.
Comme quoi il y a des matins où on ferait mieux de rester au pieu


