Hello !
Et ben ce n’est vraiment plus très souvent que je ne regarde Brassam, ni me connecte, ohhhh, pas par snobisme aucun (J’attends déjà les réactions) Mais par pure manque de temps : Brassouiller c’est une activité à 2X Temps (+/- 70h/ Sem), et d’autres réseaux s’avèrent chronophages. Je reçois néanmoins très régulièrement des brasseurs amateurs, même si j’ai eu des ratés cette année. Dont la plupart souhaitent se lancer, malgré les difficultés du métier, je ne parle même pas des longs coups de téléphone, mais malgré tout, je prends le temps de répondre à leurs attentes en toute transparence. Je ne suis pas snob à l’égard du mouvement donc, j’ai juste plus le temps, et des dates brassicoles bloquées… ça concerne 26 personnes cette année, heureusement que des fois ils viennent en groupe. Mais bon, désolé pour les autres en attendant.
Je ne sais pas d’où tu as lu Jean Luc que nous ne promouvions que les bières sur – houblonnées ? On a sans doute été légers sur le logo mais bon : on nous colle une image de prod ! Que nous soyons pratiquement tous houbloïnomanes est une chose, n’en faire que la promotion en est une autre. Alors pour autant, on nous a tellement cassé les couilles avec ça, oui, pour faire de l’ironie, on y vient : avec les gens de mauvaise foi, et entre nous pour rigoler !
Je me sens particulièrement piquée dans tes propos concernant ma propre prod : En effet, je ne compte plus mes recettes et/ ou innovations, du plus soft au plus sauvageon à divers égards…
Jamais je ne laisse au hasard ma base maltée et à plus forte raison mon houblonnage certes. J’élargis incroyablement ces bases maltées justement, simplement parce qu’on doit « souvent » faire de la blonde, alors que simplement parfois, il faut faire une belle brune aussi… Il y a un pur effort à assortir tout cela. Une bière juste houblonnée bêtement comme un taré, ben c’est juste pas bon du tout.
L’ensemble de mes produits s’échelonnent entre 28 et max 75 Ibus (Genre une fois par an) les plus fréquemment vendus étant entre 30 et 40/45. Pas de quoi fouetter le chat. Que ça suppure l’aromatique est une chose, l’amertume en est une autre…
Je n’ai pas l’impression de manquer de créativité à l’égard des variétés de houblons « nouvelles » mais également anciennes que j’utilise : Je suis en contact non stop avec ma clientèle, locale ou au contraire, formidablement excentrée, j’en discute sans arrêt en toute transparence, compte tenu de mes recettes parfois, et je devance même le truc en faisant des brassins sur mesure, en discutant avec eux de ceux que j’ai achetés.
J’ai fait un gros travail avec les nouveaux houblons alsaciens Triskel, Aramis et Bouclier cette année. Un truc charmant qui plaît au plus grand nombre, mais qui plaît moins au monde des « geeks » . Y’en faut pour tout le monde.
Je vais explorer des trucs avec Du Motueka, du Galaxy, du Calypso… ça me fait penser que c’est à des brasseurs amateurs/ geeks qui m’a fait songer au Mot’, et au Nelson Sauvin il y a déjà quelques temps.
Je perdure dans mes choix massifs Britons Challenger, EKG (Hummmmmm !) J’ai même repris du Saaz pour reproduire une de mes recettes très ancienne !
Un énorme carton sur cet hommage au pur Cascade, dont on oublie trop facile qu’il est le premier à nous avoir tous bluffé !
Et bien tout ça, j’en parle toujours avec mes clients, avant ou après. Ça n’empêche pas les retours de boulette, le plus humblement.
Quant au côté Commercial/ ou Marketing du Fhl, on repassera. Vous devriez voir les Thunes qu’on se fait, euhhh, oup’ssss. Que l’on perd ! On n’est même pas foutu de se réunir pour faire 3 coffrets, car on a tous la tête dans le guidon… Je raconte pas les km ! Pour autant, les coffrets, on nous les demande…. Pas facile.
Je perçois nettement les sarcasmes et autres joyeusetés au gré de voyages ou autres, J’aimerais pas qu’on nous considère comme des prétentieux. Ou alors, qu’on me jette la première bière si justement : nul brasseur ne l’est

J’arrive toujours à répondre en mode cool, même si des fois, c’est pas triste en mode « petite proie » !
C’est clair que de faire du mécénat en sweat – shirt orange taché de maiche, en grôles de rando, ça présente sa race ! Et c’est quand même pas de notre faute si ça et là, on a remarqué et approuvé certaines de nos bières.
Faut pas croire que ce soit facile de te justifier non plus en mode international devant un tapis de pointures mondiales qui n’attendent que de te défoncer.
« Ahhh, vous êtes français / Brasseur ?
Vous avez deux défauts alors…
- Vous êtes Brasseur
- Vous êtes français ! »
C’est te dire franchement l’image de BranleLaCouille qu’on a ne serait – ce qu’en Europe ! Faut pas te démonter quand il goûte ta potion, le gars…. Tout ça parce que regarde l’état des bistrots en France. Où boire de la bonne bière, déjà artisanale ce serait bien… Et quand même pas de la piquée non plus. C’est l’image de cela qu’il faut changer.
J’ai rencontré 3 brasseurs en salon cette année, qui la bouche en cœur niaient des sacrés trucs. D’autres en revanche, qui ne niaient pas, et ou découvraient. En bonne transparence et surtout échanges d’idées ; J’ai moi-même échangé sur d’autres blèmes.
C’est plutôt ça qu’on défend au Fhl. Je vous raconte même pas ma cave perso, Fhl et pas. On prône largement la diversité qualitative. Rien d’autre.
Alors il y en a que ça amuse, tant par la drôlerie qu’on trimballe et que l’on parle de nous un peu partout, (On nous a même accusé d’avoir acheté Bière Mag’) c’est juste qu’on travaille (En faisant ripaille quand même, hein, des fois) Le travail que l’on fait, on le fait pour tous les bons brasseurs français, et cela profitera à tous soyez en certains. Il n’y a pas lieu d’être jaloux de nos colloques au sommet. J’ai idée qu’il y a quand même de cela qui dérange dans la profession. Je peux me tromper !
Bon allez : réception de bouteilles,
Bye,
M@rjorie