Romain a écrit :
Je vois que certaines personnes sont adeptes du mono et d'autres du multi. Est-ce une habitude ou cela correspond-il au produit final désiré?
Un peu des deux, mon Général !
Pour simplifier abusivement : les fermentations hautes britanniques (milds, bitters, stouts, porters etc.) se font en général en monopalier "descendant", les fermentations hautes continentales en multipalier ascendant, et les fermentations basses allemandes en décoction. Donc de ce côté, le type de bière que tu veux faire joue en principe un rôle.
Quoique... la décoction, par exemple, se justifiait par les malts allemands relativement mal transformés, ce qui n'est plus le cas de nos jours, donc le critère n'est plus aussi incontornable que ça a pu l'être.
Ensuite, il y a effectivement les questions de convenance personnelle, ou bêtement de limitations du matériel dont on dispose.
Le monopalier à l'anglaise, par exemple, si on arrive à très bien isoler sa cuve (j'ai eu vu des glacières converties en cuves d'empâtage), a des avantages évidents en termes de simplicité, mais n'est pas forcément simple à bien maîtriser, vu qu'une fois que c'est lancé, on peut difficilement corriger le tir..
Le multipaliers est plus complexe et énergivore, mais une liste de températures et de durées est plus faciel à tenir, et on peut toujours corriger un peu le tir en remettant un coup de chaud...
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)