A l'oeil, quelques bulles floconneuses blanches.
Au goût, une légère acidité par rapport au fermenteur principal.
Au nez, des arômes poivrés très agréables.
Dés lors quatre options: le jeter, recycler en cuisine sur des lapins et poissons, l'alambic, ou le lambic.
Je vais donc profiter de l'occasion pour tenter un lambic. Je compte procéder de la manière suivante:
- étape 1, déguster une geuze de chez Cantillon. Ca fait longtemps, et j'ai une bonne excuse, à présent
- étape 2, préserver le fond de la bouteille, et y verser un peu d'eau sucrée pour rincer les levures collées sur les bords, et les remettre en état (les bouteilles doivent avoir cinq ans, donc un peu de douceur s'impose).
- étape 3, mettre ce levain en fût, sur des copeaux de chêne. Je compte éventuellement les réutiliser pour d'autres lambics, ils me serviront de médium d'inoculation. Ajouter une quantité de blanche égale à celle du levain, et laisser l'ensemble se développer à son rythme.
- étape 4: procéder comme pour le saké, par adjonctions successives de bière. Le but est d'essayer de maintenir une population majoritairement composée de ce qui vient de la Cantillon. Comme je suppose fortement une fermentation multiple parallèle, ca peut marcher avec un peu de chance.
- étape 5: 18 mois de garde en fût.
- étape 6: déguster, et voir si il serait intéressant de la garder/jeter/couper avec autre chose.


