ma compréhension des questions d'électronique est limitée, mais je compte bien apprendre avec votre aide...
Par contre :
l'ebu sert aussi à évaporer les DMS, pas la peine de tenter la cuve isolée)
même si c'est bien l'évaporation qui consomme le plus d'énergie et qu'on travaille en cuve ouverte, si il est techniquement possible d'isoler les parois pendant l'ébu, pourquoi s'en priver car les pertes via les parois ne sont pas nécessaires. Bon, faut un matériau qui tienne env 100°C.
Eventuellement, il est peut-être possible de remplacer l'eau par un liquide qui a un point d'ébullition plus haut que l'eau (huile?).... Sans compter que si tu veux faire chauffer de l'huile, il vaut mieux être prudent (ca a tendance à s'enflammer facilement quand on ne prend pas quelques précautions).
Cette question revenant, je tente de faire 1 point :
Les huiles sont de bons médias de transfert thermique, plus rapide que l'eau (forme liquide), on peut effectivement gérer des T° + élevées donc meilleure efficacité.
1/ Sur le plan de l'efficacité et de la longévité des huiles, il vaudrait mieux des huiles minérales ou de synthèse (je connais peu), en tout cas pas issues du vivant. Le problème c'est qu'en cas de mélange avec un produit alimentaire ça craint encore plus que les huiles végétales ou animales. C'est pourquoi le média idéal reste la vapeur d'eau, à une pression disons de quelques bars selon la température souhaitée, sauf qu'il faut pouvoir gérer : investissements, danger, controles apave peut être, bref c'est en général réservé à des unités d'1 certaine taille (même si j'ai cru voir sur le fofo des installations presque à notre portée, mais efficacité??). En Europe j'ai vu pas mal de recommandations visant à remplacer les huiles miné par de la vapeur, à IAA.
Qu'en est il du brassage? Si quelqu'un sait (Head?)?
2/ Huiles "alimentaires" si on fait ce choix, il faut savoir qu'elles doivent être raffinées càd débarrassées de pas mal de composants qui rendraient vite ingérable leur utilisation (phospholipides...). Ensuite, il faudrait des huiles les moins sensibles à l'oxydation. Il se trouve que schématiquement ce sont souvent ce qu'on appelle des concrètes (+/- solides à T ambiante, concrete en anglais ça veut aussi dire béton). Et concrètement

ça veut dire qu'il va falloir défiger à chaque fois le bain avant utilisation, peu envisageable à mon avis. Ensuite il reste les huiles "liquides" (à T ambiante) et là il faudrait privilégier les faibles insaturations autrement dit plus stables à la chauffe (entre autres). Ce n'est pas une solution parfaite, mais si c'est votre choix privilégiez le tournesol oléique (
surtout pas le tournesol tout court), éventuellement l'arachide encore qu'en fonction de la provenance les profils peuvent être très différents. l'huile d'olive serait pas mal mais à condition qu'elle soit raffinée, pas vierge, mais ça ne se trouve pas beaucoup en France (par contre oui outre atlantique par ex).
Dernier point : une huile issue du vivant (je ne trouve pas à l'instant d'appellation + simple qui couvre ce que je veux dire) n'est pas normalement faite pour supporter ce genre de traitements : elles se dégradent +/- vite. Par exemple, dès les premières fritures (en friteuse, à la poele c'est différent) des études ont montrée qu'env 800 espèces chimiques nouvelles étaient formées, pas toutes très connues d'ailleurs.
Les problèmes éventuels ne se situent d'ailleurs pas seulement sur le plan oxydatif : par ex hydrolyse des lipides en acides gras (et accélération autocatalytique du phénomène), avec par ex pour conséquence chute du point de fumée....En principe ça se mesure en labo, mais je crois qu'il existe des kits de détermination rapide de l'acidité (ou des polymères, corrélation assez forte entre les 2) pour les industriels de la friture (peut être aussi les baraques à frites?), je ne sais pas si c'est dispo facilement, mais ça pourrait être un moyen de controler la fréquence des changements de bains, même si dans notre cas on ne les consomme pas. Après, il y a aussi l'inspection visuelle (et odeur) d'échantillons contre un témoin qui peut donner 1 idée.
Dans les 2 cas il faudrait un circuit fermé avec vase d'expansion, et un contrôle de la température (gaffe aux smokepoints / flashpoints des huiles isues du vivant), et idéalement sans oxygène.
Bref vous l'avez compris, c'est pas simple.
S'il y a des retours d'utilisateurs d'huiles de type alimentaire, je suis preneur...
J'espère que ce développement n'est pas trop long, j'ai essayé de faire court.