ChauffageHerms vs Gaz vs Chauffe direct.

Réchauds, bougies, résistances, induction, nucléaire...
Règles du forum
Chers membres, merci de prendre connaissance et respecter les quelques règles de bon sens suivantes avant de poster votre message :
- Vous assurer que vous postez dans la bonne rubrique
- Vérifier qu'il n’existe pas déjà une réponse à votre question ou un sujet identique
- Prendre conscience que vos propos n’engagent que vous et que vous devrez en assumer la paternité
- Vérifier les sources des informations que vous diffusez, en vous assurant le cas échéant de respecter les droits d’auteur qui peuvent être liés aux informations, images ou documents cités
- Prendre soin de respecter vos interlocuteurs et bannir les insultes et autres propos diffamatoires ou dégradants
- Vous assurer de rester autant que faire se peut dans le sujet exposé
- Prendre le temps de vérifier l’orthographe et la grammaire de votre message
Merci par avance de votre contribution à préserver le bon esprit de ce forum.
Avatar de l’utilisateur
Cede
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 4200
Inscrit depuis : 20 ans 11 mois
Je suis tuteur : oui
Mon équipement : Un peu trop :)
Brasseur : Amateur
Localisation : Clapham / xToulouse
2 recettes partagées
A remercié : 27 fois
A été remercié : 147 fois

Re: Herms vs Gaz vs Chauffe direct.

Message par Cede »

C'est relativement simple.
Un capteur dans la cuve, un pid qui a une sortie proportionelle et un relais, et une vanne proportionnelle comme les asco serie 8202.

Mais il faut aussi penser sécurité, donc il faut y adjoindre une vanne tout ou rien de sécurité comme les honeywell qui en plus permettent de faire un allumage électrique ou d'avoir une flamme pilote.
Si ça ne s'allume pas dans les n secondes, ça coupe le circuit, ou si la flamme pilote s'éteint ça ne s'ouvre pas.

Le problème, c'est que ça chiffre très vite.
Neuf il faut compter un 700$ mini pour le tout..... :?
http://www.minibrasse.ca
En cours: Oud bruin 2020 Phase2, PA Jericho, Rousse Québécoise, Krispy Lager
vitendo
Brasseur
Brasseur
Messages : 1479
Inscrit depuis : 16 ans 4 mois
Brasseur : Amateur
A remercié : 7 fois
A été remercié : 34 fois

Re: Herms vs Gaz vs Chauffe direct.

Message par vitendo »

ma compréhension des questions d'électronique est limitée, mais je compte bien apprendre avec votre aide...

Par contre :
l'ebu sert aussi à évaporer les DMS, pas la peine de tenter la cuve isolée)
même si c'est bien l'évaporation qui consomme le plus d'énergie et qu'on travaille en cuve ouverte, si il est techniquement possible d'isoler les parois pendant l'ébu, pourquoi s'en priver car les pertes via les parois ne sont pas nécessaires. Bon, faut un matériau qui tienne env 100°C.
Eventuellement, il est peut-être possible de remplacer l'eau par un liquide qui a un point d'ébullition plus haut que l'eau (huile?).... Sans compter que si tu veux faire chauffer de l'huile, il vaut mieux être prudent (ca a tendance à s'enflammer facilement quand on ne prend pas quelques précautions).
Cette question revenant, je tente de faire 1 point :
Les huiles sont de bons médias de transfert thermique, plus rapide que l'eau (forme liquide), on peut effectivement gérer des T° + élevées donc meilleure efficacité.

1/ Sur le plan de l'efficacité et de la longévité des huiles, il vaudrait mieux des huiles minérales ou de synthèse (je connais peu), en tout cas pas issues du vivant. Le problème c'est qu'en cas de mélange avec un produit alimentaire ça craint encore plus que les huiles végétales ou animales. C'est pourquoi le média idéal reste la vapeur d'eau, à une pression disons de quelques bars selon la température souhaitée, sauf qu'il faut pouvoir gérer : investissements, danger, controles apave peut être, bref c'est en général réservé à des unités d'1 certaine taille (même si j'ai cru voir sur le fofo des installations presque à notre portée, mais efficacité??). En Europe j'ai vu pas mal de recommandations visant à remplacer les huiles miné par de la vapeur, à IAA.
Qu'en est il du brassage? Si quelqu'un sait (Head?)?

2/ Huiles "alimentaires" si on fait ce choix, il faut savoir qu'elles doivent être raffinées càd débarrassées de pas mal de composants qui rendraient vite ingérable leur utilisation (phospholipides...). Ensuite, il faudrait des huiles les moins sensibles à l'oxydation. Il se trouve que schématiquement ce sont souvent ce qu'on appelle des concrètes (+/- solides à T ambiante, concrete en anglais ça veut aussi dire béton). Et concrètement :D ça veut dire qu'il va falloir défiger à chaque fois le bain avant utilisation, peu envisageable à mon avis. Ensuite il reste les huiles "liquides" (à T ambiante) et là il faudrait privilégier les faibles insaturations autrement dit plus stables à la chauffe (entre autres). Ce n'est pas une solution parfaite, mais si c'est votre choix privilégiez le tournesol oléique (surtout pas le tournesol tout court), éventuellement l'arachide encore qu'en fonction de la provenance les profils peuvent être très différents. l'huile d'olive serait pas mal mais à condition qu'elle soit raffinée, pas vierge, mais ça ne se trouve pas beaucoup en France (par contre oui outre atlantique par ex).
Dernier point : une huile issue du vivant (je ne trouve pas à l'instant d'appellation + simple qui couvre ce que je veux dire) n'est pas normalement faite pour supporter ce genre de traitements : elles se dégradent +/- vite. Par exemple, dès les premières fritures (en friteuse, à la poele c'est différent) des études ont montrée qu'env 800 espèces chimiques nouvelles étaient formées, pas toutes très connues d'ailleurs.
Les problèmes éventuels ne se situent d'ailleurs pas seulement sur le plan oxydatif : par ex hydrolyse des lipides en acides gras (et accélération autocatalytique du phénomène), avec par ex pour conséquence chute du point de fumée....En principe ça se mesure en labo, mais je crois qu'il existe des kits de détermination rapide de l'acidité (ou des polymères, corrélation assez forte entre les 2) pour les industriels de la friture (peut être aussi les baraques à frites?), je ne sais pas si c'est dispo facilement, mais ça pourrait être un moyen de controler la fréquence des changements de bains, même si dans notre cas on ne les consomme pas. Après, il y a aussi l'inspection visuelle (et odeur) d'échantillons contre un témoin qui peut donner 1 idée.
Dans les 2 cas il faudrait un circuit fermé avec vase d'expansion, et un contrôle de la température (gaffe aux smokepoints / flashpoints des huiles isues du vivant), et idéalement sans oxygène.
Bref vous l'avez compris, c'est pas simple.
S'il y a des retours d'utilisateurs d'huiles de type alimentaire, je suis preneur...
J'espère que ce développement n'est pas trop long, j'ai essayé de faire court.
Dam14
Arpette
Arpette
Messages : 278
Inscrit depuis : 15 ans 4 mois
Mon équipement : Sterilisateur 30l modifié avec régulateur éléctronique
cuves fermentation et filtration plastique broubrou
refroidisseur immergé inox
moulin corona...
Brasseur : Amateur
A été remercié : 3 fois

Re: Herms vs Gaz vs Chauffe direct.

Message par Dam14 »

Belle démonstration, j'ai appris plein de chose sur les huiles:-)
En ce qui concerne la fréquence de changement, il existe dès test pour les huiles de friture composés de bandelettes et d'un appareil de mesure qui signale quand l'huile doit être changée.
Par contre il me semble que ce n'est pas très bon marché...
Je me renseigne et vous tiens au courant ;-)
vitendo
Brasseur
Brasseur
Messages : 1479
Inscrit depuis : 16 ans 4 mois
Brasseur : Amateur
A remercié : 7 fois
A été remercié : 34 fois

Re: Herms vs Gaz vs Chauffe direct.

Message par vitendo »

j'ai pratiqué la chose un certain nombre d'années, ça aide, et je m'y remettrai sans doute car c'est passionnant.
je ne suis pas entré dans les détails d'huiles hydrogénées +/- partiellement, de fractionnement, et finalement de la quasi infinité de produits qu'on peut obtenir, ce n'était pas le propos et en plus ça n'a pas d'intérêt pratique direct pour nous. Juste pour l'aspect culturel, dans les concrètes on trouve notamment l'huile (qu'on pourrait aussi appeler graisse / sa consistance) ainsi que ses nombreuses fractions, mais aussi le palmiste qui est un corps gras issu également du palmier à huile mais de l'amande et pas de la partie charnue (=drupe) cette fois, et dont les propriétés sont étonnamment différentes. Ces concrètes sont souvent des huiles "tropicales", la nature est bien faite, le coprah (coco) en fait partie, et pour écrire un truc qui risque de parler à plus d'1, végétaline c'est du coprah hydrogéné (à moins que ça ait changé, mais je ne pense pas car cette spécificité franco-française est bien appréciée ici et vraiment pas beaucoup ailleurs, ya qu'à demander à nos amis belges ou hollandais par exemple...bon, au départ le sujet c'était herms etc...alors :jesors3: