Ok.
Alors, plus de rinçage permet de mieux récupérer les sucres, mais amène aussi le risque d'une extraction plus importante des polyphénols (tannins) de l'enveloppe des grains si le pH de l'eau de rinçage n'est pas maitrisé. Ensuite, plus d'évaporation ne peut pas faire de mal (et pas que dans le cas d'une lager, pour avoir goûter des IPA aux DMS, on le sent bien aussi), mais coûte plus cher, d'un pt de vue énergétique.
À l'opposé, moins de rinçage permet de limiter l'astringence dans la bière finale, mais on en laisse un peu de côté, ça a aussi un coût. Pour reprendre l'analogie de Kimmich (de 'the alchimist'), moins rincer, c'est comme ne pas manger le gras d'un steak et se concentrer sur la meilleure partie du morceau, c.a.d. la barbaque

. Et pour limiter l'évap, à mon sens, le fait de couvrir n'est pas forcément la meilleure solution, on peut aussi envisager de diminuer la durée de l'ébu.
Donc je dirai que le combo idéal, c'est moins de rinçage et plus d'évaporation, mais pas forcément en augmentant la durée de l'ébullition.
C'est à dire, d'arrêter son rinçage quand la densité en sortie est de 1010 (y a pas mal de lttérature la dessus, mais l'idée sous-jacente c'est bien de limiter les risques d'extraction des polyphénols et ne prélever que le "bon" du sucre dans la maische, c'estune vue de l'esprit hein, y a pas de bons ou de mauvais sucres), puis de compléter ensuite au volume prébu avec de l'eau tout simplement,et enfin de conduire une ébullition standard, non couverte (ou couverte avec une cheminée d'évacuation), mais plus courte pour limiter l'évaporation (60min au lieu des 90min couramment indiquées, mais pourquoi pas ne pas descendre vers les 45min, si l'ébu est suffisamment franche), ce qui laisse quand même le temps aux composés indésirable d'être évacués (là aussi, y a de la littérature sur la durée minimale d'une ébullition permettant de limiter les risques de DMS et autres), mais aussi de laisser suffisamment de temps pr que les réactions chimiques associées à l'ébu aient le temps de se produire (maillard, isomérisation, baisse pH et précipitation des protéines).
thomas