Oui, sur ma pico 100 L j'utilise environ 200 L d'eau pour 100 L de moût. 5 pour le nettoyage et 95 pour le refroidissement, qui sert aussi au nettoyage. Encore une fois si on en gaspille le double on augmentera le coût de 40 centimes à l'hectolitre, soit 0,4 cts du litre.
Produits de sanitation ? 1 kg de chemipro par an à 7 €, c'est pas la mort. Les joints ? 6 en tout, à 0.01 € pièce, à changer tous les 2-3 ans. Les tuyaux ? Que du silicone, increvable mais qui se colore, à changer une fois par an, pour environ 1 €. Et quelle idée de vouloir rater 1 brassin sur 2, c'est un gag ?
Energie pour refroidir les fermenteurs ? Beaucoup de mes clients n'ont rien du tout et moi même je n'ai investi dans un petit climatiseur que l'an dernier (200 €) et je m'en sers rarement. Et mes bières s'arrachent à tel point qu'il faudrait en produire 10 fois plus pour satisfaire la demande.
De toutes façons le sujet n'est pas là : quel que soit le système de production choisi, il y a des coûts d'exploitation qui n'ont rien à voir avec le coût de la pico elle même. Si tu veux refroidir tes cuves, ce sera pareil quelque soit ton système de brassage, me semble t'il.
Je donnais simplement un ordre de grandeur du rapport entre investissement et temps de travail nécessaire pour l'amortir. Rien à voir avec la fermentation, la mise en bouteilles ou la vente. Rajoute 1 jour de plus (soit 25 %) pour être hyper large si tu veux. Il reste quand même 20 jours pour la vente si tu es tout seul.
Je ne parle pas de bouteilles vendues (apparemment tu en casses ?
Apparemment je suis obligé de me répéter : je n'ai pas parlé de résultat d'exploitation d'une brasserie, c'est à dire un plan en 10 pages établi sur 3 ans, mais d'un simple ordre de grandeur rapide entre le coût d'un système de brassage et le temps d'utilisation moyen nécessaire pour le payer.
Il est évident que le résultat est considérablement meilleur dès que l'on s'aperçoit que la machine n'est utilisée que très peu de temps par mois et que l'on peut encore améliorer son rendement en la louant à d'autres brasseurs, par exemple. Ou en payant un collaborateur pour brasser des bières à façon.

