Personnellement, je l'ai faite à chaque fois... parce que je ne me suis pas posé la question. Mais effectivement, sa floculation impressionnante doit te permettre de faire sans sans aucun problème.
Pour revenir un peu plus en détail sur ce que je disais plus haut.
En effet, traditionnellement, les Maltøl sont ensemencées avec des kveikstokk (yeast rings). Ceux-ci servent également à la récupération de la levure. Il est aussi vrai qu'avec cette technique, le taux d'ensemencement est très approximatif. C'est d'ailleurs sûrement ce qui a sélectionné ces souches pour qu'elles soient efficaces même avec un faible ensemencement (par rapport à nos levures des pays du sud où on faisait de la récupération et de l'ensemencement massifs).
Au final, cela avait peu d'influence car ces bières n'étaient pas carbonatées et ne le sont toujours pas :
It's hazy and pale, unsurprisingly, with no real head, since there's no carbonation.
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On notera tout de même, que bien qu'ancré dans une certaine tradition, Sigmund n'utilise pas (ou pas tout le temps) un kveikstokk. Il fait de la récupération en bocal... conservé au frigo.
Sigmund then brought out the kveik. The first thing he showed us was a traditional yeast ring.
Il possède bien un kveikstokk...
Outside, he had a big glass jar, screwed tightly shut with a rubber band, which he'd kept in the refrigerator since the last time he brewed, six months ago. Inside was a thick, muddy substance: the kveik. On top a deep brown liquid had separated out. Sigmund opened the jar and asked us to smell it. And there it was again! A deep, earthy, yeasty orange-peel and spice aroma washed over us.
... mais il conserve sa levure en bocal
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Pour revenir sur son usage moderne, dans des styles différents des Maltøl, on peut profiter de plein des avantages des kveiks. J'en ai assez fait les louanges pour le savoir

Elles ont plein de qualités qui nous permettent de faire des fermentations de qualité de manière très simple :
- Floculation ultra rapide et consécutive à l'arrêt de fermentation
- Travail à des températures très hautes
- Fermentation hyper courte (1.081 -> 1.014 en moins de deux jours!)
- Taux d'ensemencement très bas
- Haute tolérance à l'alcool
Ce sont des filets de sécurité très intéressants pour nous, brasseurs amateurs. En revanche, ça ne nous dispense pas de nous poser les mêmes questions que pour les autres levures.
Et pour ce qui est du taux d’ensemencement, dès qu'on veut utiliser une souche conditionnée sous forme sèche, on se retrouve confronté au même problème que pour toutes les autres bières. On n'a pas le nombre exact de cellules.
Alors oui, je rejoins Eric, dans ce cas là, c'est moins grave que dans d'autres, grâce à la grande capacité d'adaptation de ces souches. Mais ça reste quand même la plus grande limite de ce moyen de conditionnement à mes yeux.