Et ben ça faisait un bail que je n'avais pas actualisé ici ! Profitons un peu du confinement

Pas mal de nouveautés de notre côté, de progression (et d'investissements...)
Tout d'abord, petit retour sur les précédents brassins et sur la garde des bouteilles
- Le tout premier brassin (celle embouteillée à DF 3x trop élevée), si on enlève deux bouteilles qui ont explosé, sont... très bonnes. À force d'évacuer le Co2 toutes les semaines (en soulevant la capsule légèrement avec un décapsuleur), on est enfin parvenu à pouvoir les déguster.
- Le brassin de smash IPA (clone brewdog) s'est considérablement amélioré, l'acidité a bien réduit
- La blonde au miel est un désastre, infection de brett, imbuvable
Vu les résultats, on pense ne pas avoir eu d'infection ou alors très légères sur les premiers brassins, à part celle au miel.
Le gros point faible de notre process est la prise de densité pendant la fermentation qui nécessite d'ouvrir les seaux. Les couvercles ferment (très) bien et forcer l'ouverture provoque systématiquement un appel d'air, l'écoulement de la condensation, etc.
Nous avons investi dans un réfractomètre, mais en définitive nous avons arrêté de prendre des mesures pendant la fermentation, et attendons un petit mois avant de voir où nous en sommes, et généralement de conditionner si c'est bon (et pour le moment c'était toujours bon). Aucune infection depuis. Yay!
C'est parti pour la suite

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Brassin n°5 - IPA Chinook - le retour
Objectif : Rebrasser la smash IPA. Exactement la même recette que le brassin 2, pour voir ce qu'il se passe avec un peu plus de "bouteille" et maîtriser un peu plus le process.
Brassage sans encombres, rinçage avec 7L (mesure approximative de 32L pré-ébu), et nous nous retrouvons avec une DI un peu plus faible mais un volume plus important (pas assez d'ébu ou erreur de mesure de volume pré-ébu) : 22L en fermenteur, DI 1061.
Pas touche au fermenteur, et un mois plus tard, embouteillage avec DF de 1013.
Au goût, on retrouve bien plus le goût du houblon que le premier brassin de celle-ci, par contre un goût un peu "beurré" qui englobe le tout, bref, nous inaugurons notre premier faux-goût clairement identifié : notre nouvel ami le diacetyle !
Pistes : Moût pas assez oxygéné, peut-être un overpitch ? 2 sachets de 11g pour 20L ? (De mémoire, pas de réhydratation cette fois-ci).
Ce goût s'est fortement diminué après deux semaines de garde, et clairement, vu la vitesse à laquelle est parti le stock, cette bière fut très appréciée par tout le monde

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Expérimentations n°1-2 : Du gingembre !
Objectif : S'essayer à la récupération de levure, tenter de trouver une recette agréable et pas trop explosive pour une bière de gingembre
Recette initiale :
Densité initiale 1.046
Densité finale 1.002
Couleur 43 EBC
Amertume 0 IBU
Volume 10L
Alcool 5.8 %
"Céréales"
1.2 kg Sucre de canne Brun Sucre 100 EBC 100 %
Divers
700 g Racine de gingembre Ébullition 15 minutes
20 ml Citrons verts (jus et zeste) Ébullition 15 minutes
Levure
US-05 - récupérée depuis le brassin d'IPA précédent
(Refermentation en bouteille)
Alors ceux qui connaissent le gingembre vont me dire "heu ouais mais t'as pas un peu foiré sur les quantités de gingembre ?"
Et oui, bien évidemment, c'est
-BEAUCOUP- trop fort en gingembre. Ahem.
Premier brassin fait dans ma cuisine plutôt que le garage, parce que faisait un temps horrible dehors. Pas trop de dégâts contrairement à ce que je m'attendais.
Fermentation explosive, jamais vu ça (faut dire, j'ai utilisé le gateau de levure frais des 20L d'IPA précédents... pour 10L de bière. Un overpitch bien sale). Embouteillée après une petite semaine de fermentation, et conditionnée en une grosse semaine.
Ça passe avec un petit sirop de citron, mais je ne cache pas que j'ai quasi tout bu seul (quel dommage...), le gingembre est juste trop présent (à vrai dire même pas besoin de carbonatation, vu le piquant).
En écrivant ce message, je me dis que je retenterais peut-être cette quantité de gingembre avec du piment en plus, dans l'objectif d'avoir une bière explosive "fun" (et parce qu'en plus d'aimer le gingembre, j'adore le piment).
Donc, deuxième tentative, cette fois en multiples batchs :
Version alcoolisée
Densité initiale 1.046
Densité finale 1.002
Couleur 43 EBC
Amertume 0 IBU
Volume 10L
Alcool 5.8 %
"Céréales"
1.2 kg Sucre de canne Brun Sucre 100 EBC 100 %
Divers
350 g Racine de gingembre Ébullition 15 minutes
20 ml Citrons verts (jus et zeste) Ébullition 15 minutes
Levure
US-05 - récupérée depuis le brassin au gingembre précédent
Version plus light
Densité initiale 1.027
Densité finale 1.001
Couleur 30 EBC
Amertume 0 IBU
Volume 10L
Alcool 3.4 %
"Céréales"
700g Sucre de canne Brun Sucre 100 EBC 100 %
Divers
350 g Racine de gingembre Ébullition 15 minutes
20 ml Citrons verts (jus et zeste) Ébullition 15 minutes
Levure
US-05 - récupérée depuis le brassin au gingembre précédent
Chaque version a été ensuite en conditionnement été déclinée avec ou sans ajout de stevia, ce qui nous donne 4 boissons différentes.
À l'exception des amateurs de gingembre inconditionnels (au nombre de deux - moi y compris) dans mon entourage, la version préférée fut celle avec moins d'alcool et ajout de stévia. Assez amusant de faire goûter 4 'bières' à un assez large panel de goûteurs (une bonne vingtaine de personnes)
Je retenterais d'en faire pour cet été

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Brassin n°6: Lager !
Il fait froid à ce moment, et mon cordon chauffant est mort... Difficile de faire une ale, donc c'est parti pour une première tentative de lager !! Et cette fois, en grande quantité (40L). Un "petit" investissement a été fait, nous avons fait l'acquisition de deux sodakegs et de tout le matos qui va avec

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Autre nouveauté, premier brassin avec du houblon du jardin ! (le comet). Et premier dry hop !
Choix du galaxy pour le dry hop par mon confrère qui voulait retrouver un petit goût australien

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(Passé à JolieBulle pour la recette, comme j'avais loupé l'offre pour littlebock...)
Batch size : **40 L**
Efficiency : **70 %**
OG 1.057 | FG 1.010 | 6 EBC | 38 IBU | ABV 6.1 %
### Grains & sugars
* 9090 g | Extra Pale Pilsner (2.3 EBC, yield 81 %)
* 910 g | Carapils (5 EBC, yield 75 %)
* 550 g | Froment, flocons (4 EBC, yield 77 %)
### Hops
* 40 g | Comet(α10%, Leaf) @ 60 min (Boil)
* 40 g | Comet(α10%, Leaf) @ 30 min (Boil)
* 20 g | Comet(α10%, Leaf) @ 0 min (Flame Out)
* 50g | Galaxy(α15.0%, Pellets) @ 0 min (Dry Hop) - SEULEMENT DANS 20L (pour comparer)
### Yeasts
* Saflager - Fermentis S-23 (Dry)
Palier mixte à 66° pendant 75 min puis 10 min mashout.
Utilisation de houblons frais, balancés directement en cuve... Ce qui nous aura valu une grande peine pour transvaser en fermenteur

DI 1060
Fermentation pendant un gros mois (avec une pause diacétyle pendant 5 jours (prévu 4 mais oublié...) après 7 jours), et mise en fût, DF 1012.
Dry-hop de 50g de galaxy pendant trois jours dans un des deux fûts.
Goût assez "brut" malgré la DF toujours assez haute, très claire, le comet se détecte bien sur la nature (mais est un peu caché dans la version dry-hop). L'amertume était assez légère et a encore diminuée après deux semaines (puis resté stable). Cependant, le goût du galaxy s'est fortement atténué au fur et à mesure du temps. Peut-être n'en avions-nous mis pas assez ?
C'est également la première bière que nous avons pu présenter à plus de monde lors d'une soirée, assez content des retours (majorité des personnes préférant la version avec dh galaxy)
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Brassin n°7 - Une blanche
Objectif : Remplir un fût et les bouteilles avec une petite witbier
Recette identique au brassin 3, mais sur 40L. 3 sachets de levure pour le tout (1.5/seau de 20L)
Brassage chaotique, nous n'avons pour une fois pas acheté le malt sur the Malt Miller mais chez Rolling Beers... Et malheureusement il y avait énormément de farine, cela a complètement bouché notre sac de brassage. Et donc, nous avons dû soulever 10kg de céréales et au moins 15-20L d'eau à bout de bras en essayant d'écouler l'eau. Du moût partout, des bras en compotes et la peur de nous manger un sac de céréales et eau chaude sur nous.
La prochaine fois que nous ferons 40L, nous installerons un palan pour soulever le sac. Peut-être une grue d'atelier sinon ? Et peut-être que c'était un problème isolé, mais je ne pense plus recommander du malt concassé chez rolling beers, et rester avec the malt miller.
DI 1045. Fermentation dans le frigo régulé avec un nouveau petit élément chauffage de serre (au top !) à 20° pendant un mois. Et pas pensé à faire un diacetyl rest, une erreur probablement... DF 1008
Moitié conditionné en bouteille, l'autre moitié dans un fût.
Dégustation hier, et là, côté gras/beurre en bouche... Le retour du diacétyle

. Un petit goût de levure aussi.
Pour une bière de ce type, résultat assez mitigé, le diacetyl rest sera généralisé à l'avenir. On va patienter un peu et voir si ça s'améliore

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On notera que pour tous nos brassins sans ouvrir les seaux de fermentations, nous avons une pression à l'intérieure assez élevée (malgré les tubes-barboteurs), et au final des bières qui commencent déjà à être un peu carbonatées avant même l'embouteillage/enfûtage. Est-ce qu'il y aurait un rapport entre ça et les faux-goûts beurrés ?
Bref, à bientôt pour de nouvelles aventures de brassage

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De quoi brasser un autre brassin d'IPA (on persiste avec celle-là) pendant le confinement, en cas de manque

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